Botfuel lève 1,3 million d’euros : vers les chatbots en self-service

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Seventure Partners emmène la levée d’amorçage de Botfuel, à l’origine d’une plate-forme pour le développement de chatbots.

Une start-up de plus au portefeuille de Breega Capital.

Le fonds de capital-risque* créé en 2013 par trois entrepreneurs Internet et télécoms – Maximilien Bacot, Benoît Marrel et François Paulus – participe au premier tour de table de Botfuel.

Via son fonds d’amorçage Quadrivium 1, Seventure Partners emmène cette opération de financement qui se monte à 1,3 million d’euros… soit le milieu de la fourchette que Yan Georget annonçait en fin d’année dernière.

Ce polytechnicien, docteur en intelligence artificielle, avait rejoint la maison SAP en 2008 après le rachat, par l’éditeur allemand, de Business Objects. Passé par la suite chez Criteo en tant que vice-président à la R&D, il avait enchaîné, ces dernières années, les aventures entrepreneuriales, de Shotgun (m-commerce) à SkinCar (moteur de recherche de véhicules d’occasion).

Les travaux sur Botfuel avaient véritablement démarré début 2016, en compagnie de Javier Gonzalez Helly, qui  fut notamment directeur de BNP Paribas Financial Management – et auquel on doit également le groupe Chatbots Paris, organisateur de meetups sur la thématique des agents conversationnels.

Des hommes et des chatbots

Les deux associés avaient déposé, en juin 2016, les statuts de la société, dont ils sont respectivement président et directeur général. Depuis lors, ils se sont rapprochés d’entreprises comme BlaBlaCar et Voyages-SNCF.com avec leur plate-forme destinée à développer des chatbots.

L’objectif pour 2017 est de rendre cette technologie publique en ouvrant le kit de développement sur le modèle du self-service. Une quinzaine de recrutements sont prévus dans cette optique d’ici à la fin de l’année, entre data scientists et spécialistes du traitement du langage.

Affirmant être à l’équilibre, Botfuel revendique aussi des références dans les secteurs de la bancassurance et du e-commerce.

Quelle promesse pour ces clients ? Les aider à atteindre les audiences qui ont basculé sur les messageries instantanées (Messenger, Slack, Skype, Telegram…) en permettant à leurs opérateurs de se concentrer sur les requêtes à plus forte valeur ajoutée.

À terme, les chatbots devraient être en mesure de traiter 50 % des demandes, tout en remplaçant les foire aux questions et autres bases de connaissances, à en croire Javier Gonzalez Helly.

Botfuel mise sur l’intelligence artificielle pour gérer des interactions complexes impliquant de la politesse, de la rigueur ou encore de l’affectivité.

* Breega Capital avait été, en 2015, le premier fonds d’investissement soutenu par le véhicule de financement French Tech Accélération associant la Caisse des dépôts et Bpifrance.


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