Bouygues Telecom : UMTS ou alliance avec NTT Docomo ?

Mobilité

Alors que Bouygues s’interroge encore sur sa participation dans l’UMTS français, l’opérateur japonais NTT DoCoMo souhaite s’implanter en France via des partenariats. Les noms d’Orange et de Bouygues Telecom sont d’ores et déjà avancés

L’opérateur de téléphonie mobile japonais NTT DoCoMo, qui vient de s’introduire à la fois sur les places financières de Londres et de New York, vise le développement mondial de son service de troisième génération connu sous le nom de FOMA (Freedom of Mobile Multimedia Access), qui permet, grâce à la transmission à haut débit, des fonctions telles que la vidéoconférence. Ce service doit d’ailleurs être lancé par KPN Mobile et sa filiale E-plus (dont NTT DoCoMo détient 15 % du capital) en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas dans les deux prochains mois. L’opérateur nippon ne compte pas s’arrêter là et cherche à étendre son service sur d’autres pays européen comme la France, l’Italie et l’Espagne. Selon l’AFP, NTT DoCoMo discuterait avec des partenaires européens potentiels pour le lancement de son service dans ces trois pays cités. Toujours selon l’agence de presse, Il aurait déjà noué un accord avec Telecom Italia Mobile, et serait en négociation en France avec Orange et Bouygues Telecom. Les hésitations de Bouygues face à l’UMTS Bouygues Télécom, de son côté, n’a toujours pas annoncé s’il était candidat ou non pour une licence de troisième génération de téléphonie mobile en France. Dans un communiqué, Martin Bouygues confirme que son groupe travaille “activement à la préparation du dossier de candidature”. “Nous prendrons notre décision en fonction des difficultés technologiques rencontrées, de la nécessité ou non d’utiliser rapidement des hauts débits, de la réalité du marché et donc de la rentabilité de cet investissement”, a déclaré le PDG du groupe. Financièrement, l’opérateur a aujourd’hui les moyens pour se développer sur le marché de la téléphonie troisième génération. Le groupe annonce en effet 5,5 milliards d’euros de capitaux propres. Reste à savoir, si Bouygues Telecom préfère investir lui même où s’allier la technologie de NTT DoCoMo.


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