Bouygues : TVA et terminaisons d’appels plombent le bénéfice

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Bouygues Telecom a publié ses résultats semestriels. Si ses recrutements et son chiffre d’affaires augmentent, ses bénéfices sont plombés par des changements réglementaires.

Les annonces de résultats se suivent mais ne se ressemblent pas. Pendant que SFR subit une baisse de ses résultats et que Free rayonne, Bouygues Telecom se contente d’un premier semestre satisfaisant.

L’opérateur “poursuit sa stratégie de croissance dans un environnement très concurrentiel” note le communiqué, cité par Silicon.fr.

A 2,87 milliards d’euros, l’opérateur augmente son chiffre d’affaires de 5% sur la première partie de l’année comparée à la même période 2010. Le chiffre d’affaires de l’activité réseau progresse également, de 3%, à 2,58 milliards.

Mais le résultat opérationnel brut (EBITDA) en prend un coup : -9% à 665 millions d’euros et -19% à 213 millions d’euros pour le résultat net.

Comme chez SFR, la faute en revient à la réglementation. Particulièrement aux baisses des terminaisons d’appels imposées par les régulateurs.

Comme anticipé, l’EBITDA est stable hors impact de la baisse des différentiels de terminaisons d’appel, et ce malgré une pression concurrentielle très forte” justifie la filiale de Bouygues.

En matière de recrutements mobiles, Bouygues Telecom fait à peine mieux que son concurrent avec 206.000 nouveaux clients sur le semestre.

Sauf qu’il s’agit de clients “forfait“, en hausse de 1,3%, qui composent 80% de la base clients aujourd’hui évaluée à 11,187 millions de comptes.

Côté Internet fixe, les offres ADSL, fibre optique ou hybride coaxial/optique de l’opérateur ont attiré 215 000 nouveaux clients résidentiels.

La base fixe est désormais composée de 1,023 millions d’abonnés. Très loin derrière les quelques 5 millions de SFR et Free (avec Alice), mais rappelons que Bouygues Telecom s’est jeté dans l’accès Internet fixe tardivement, en 2008. Un retard lent à rattraper.

L’opérateur n’est pas très prolixe sur sa stratégie à venir.

Il semble que dans le secteur mobile, la guerre se déplace sur les offres illimitées et sans engagement.

Une voie que Bouygues Telecom entend également emprunter avec son offre alternative B&You lancée le 18 juillet. Mais aussi en multipliant les déclinaisons de son forfait Neo 24/24.

Autre piste pour réaliser des économies d’échelle et augmenter la marge, la multiplication des partenariats. Comme le récent accord signé avec l’espagnol Telefonica sur le partage d’itinérance et l’achat commun d’équipements.

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