Brevets : Eric Schmidt témoigne dans le procès Google contre Oracle

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Lors du procès qui se déroule actuellement entre Google et Oracle sur les brevets Java utilisés sans autorisation dans Android, Eric Schmidt est passé dans le box des témoins.

Tous les pontes d’Oracle et de Google se succèdent à la barre pour témoigner dans le procès sur l’usage de Java dans Android.

C’était, le 24 avril, au tour d’Eric Schmidt, le président et ex-P-DG de Google, de répondre aux questions des avocats devant la Cour fédérale de San Francisco.

Il a assuré lors de son témoignage de 90 minutes que Google n’a utilisé que les parties open source de Java pour développer son système Android.

L’argument d’Oracle, qui a racheté Sun et ses droits sur Java en 2010, ne repose d’ailleurs pas sur l’usage du langage de programmation, mais sur 37 API protégées par le droit d’auteur qui auraient été illégalement utilisées par Google.

Mais, coup de théâtre, le président a assuré que si Google avait repris les nom de ces API (pour Application Programming Interface ), ses ingénieurs les avaient toutes entièrement réécrites.

Quand l’avocat d’Oracle, David Boies, lui a demandé une définition d’une interface, il a précisé qu’il s’agissait “d’une spécification, d’un nom. Il y a une collection de ces noms, qui forme le standard utilisé par Java. Nous, Google, avons implémenté ces interfaces de notre propre façon.

L’avocat lui a demandé de précisé s’ils avaient copié les spécifications des 37 API de Sun Java rapporte eWeek.com.

Nous avons utilisé le nom des interfaces, ce qui est la seule façon de faire ce genre de chose, et ensuite avons créé notre propre version de ces services.” Il a ensuite ajouté que les noms étaient bien la seule chose copiée.

Outre cette défense surprise, le témoignage a révélé que Google était en négociation avec Sun en 2006 pour une collaboration autour de la création d’Android. Il était même prêt à payer 30 à 50 millions de dollars pour ce privilège.

Mais Sun voulait que le système soit capable d’inclure des restrictions, alors que la firme de Mountain View insistait pour créer un OS open source et ouvert.

Quand les négociations ont échoué, Goolge a décidé de continuer seul, en se basant sur les parties libres de Java.

Une contribution Blog de l’époque rédigée par le président de Sun, Jonathan Schwartz, a même été présentée au jury de 12 personnes, où le P-DG encourageait l’effort de développement de Google.

Le 17 avril, le témoignage de Larry Ellison, CEO d’Oracle, nous avait appris qu’en 2010, une nouvelle négociation a eu lieu avec Google, pour utiliser la version originale de Java dans Android. Mais elle avait encore échoué.

 

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