Brevets : les émoticônes ne sourient ni à Samsung, ni à RIM

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Editrice de solutions mobiles, la société américaine Varia Holdings traîne en justice RIM et Samsung, incriminés pour infraction à la propriété intellectuelle sur un brevet relatif aux émoticônes.

Pour une histoire de smileys, RIM et Samsung s’attirent les foudres de Varia Holdings, une société américaine aux allures de Patent Troll.

Saisies à cette occasion, les instances judiciaires de Seattle (Etats-Unis) sont appelées à se prononcer sur une éventuelle infraction à la propriété intellectuelle.

Déterminé à faire d’une pierre deux coups, le plaignant invoque un brevet déposé en septembre 2005 par le dénommé Jonathan Nelson et définitivement concédé en janvier 2007 à la start-up Wildseed, passée au préalable sous le giron d’AOL.

Depuis lors, Varia Holdings, éditeur de solutions mobiles, s’est octroyé les droits exclusifs d’exploitation de cette licence qui régit une méthode d’insertion d’émoticônes en mode texte.

Verbatim, selon les termes de ce brevet US 7,167,731 tout particulièrement applicable aux smartphones, “la pression sur une touche donnée déclenche l’affichage d’une ou plusieurs émoticônes regroupées dans un menu“.

L’utilisateur a la possibilité de défiler entre ces smileys et d’en sélectionner un pour l’intégrer directement à un message, sans avoir à saisir manuellement chacun des caractères qui le composent.

A priori, l’artifice concerne de nombreux terminaux. La plainte formulée à cet égard vise pourtant les seuls RIM et Samsung, fabricants respectifs des BlackBerry et de la série Galaxy.

Aucune des parties impliquées n’a souhaité exprimer son ressenti. Il est fort probable que l’issue du contentieux fasse l’objet d’un accord à l’amiable, moyennant le versement, par les incriminés, de quelques royalties.

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Crédit image : © Roman Sigaev – Fotolia


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