Brevets : NXP vise le scalp de RIM

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Spécialiste des technologies de radiofréquence et pionnier du NFC, le néerlandais NXP Semiconductors considère que les terminaux BlackBerry (RIM) constituent une infraction à sa propriété intellectuelle.

Spécialisé dans les technologies de radiofréquence, le fondeur néerlandais NXP Semiconductors, qui oeuvre depuis 2006 en qualité de spin-off du groupe Philips, traîne RIM en justice via l’une de ses filiales implantées aux Etats-Unis.

Le constructeur canadien, accusé d’infraction à la propriété intellectuelle avec ses smartphones et sa tablette BlackBerry, est amené à répondre de telles incriminations auprès d’une cour fédérale d’Orlando (Floride).

Au coeur du litige, 6 brevets technologiques dont NXP revendique la déposition et l’obtention consécutive entre 1997 et 2008.

L’un décrit une procédure d’assemblage de terminaux mobiles ; un autre traite d’un système destiné à améliorer la portée des communications sans fil. Un troisième concerne, verbatim, “un téléphone cellulaire qui embarque un module GPS“.

RIM s’en serait octroyé les droits d’exploitation sans solliciter au préalable NXP, qui réclame à cet égard des dommages et intérêts ainsi que le retrait immédiat de nombreux produits qui constitueraient en conséquence une violation généralisée de copyright.

Récemment primé sur le terrain de la technologie NFC (Near Field Communication) pour l’ensemble d’un oeuvre qu’a matérialisé la mise à disposition d’une couche logicielle universelle compatible Android, NXP est impliqué dans l’automobile, l’industrie, la mobilité, l’informatique ou encore l’éclairage.

Implanté dans 25 pays et fort d’un chiffre d’affaires 2010 de quelque 4,4 milliards de dollars, le groupe basé aux Pays-Bas a notamment contribué à faire fleurir la technologie de communication sans fil à courte portée jusqu’au sein de l’écosystème Windows 8.

Sa puce PN544 se distingue de par sa faible consommation énergétique et ses débits de transmission : 60 mA sont nécessaires lors d’une transaction en mode P2P à 424 Ko/s.

A l’approche des fêtes de fin d’année 2011, l’on avait même vu émerger un prototype de moto à laquelle la technologie NFC conférait des capacités de géolocalisation, de paiement (parkings, péages) et d’identification de la plaque d’immatriculation.

 

Crédit image : © Roman Sigaev – Fotolia.com


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