Brother dynamise la restructuration de Kodak

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Kodak Eastman Brother

A la faveur d’une offre préliminaire de Brother, Kodak est assuré de générer a minima 210 millions de dollars en vendant une partie de ses actifs dans le domaine de l’imagerie grand public.

Placé depuis janvier 2012 en procédure de redressement judiciaire sous la protection du Chapitre 11 de la loi américaine régissant les faillites, Kodak continue de lever les barrières à sa restructuration.

De la revente d’une partie de ses actifs dans le domaine de l’imagerie grand public, le géant déchu de l’argentique tirera a minima 210 millions de dollars en cash.

Les dés sont jetés à la faveur d’une offre préliminaire signée du groupe américain Brother et sujette à l’approbation – avant la fin mois – du tribunal des faillites de Manhattan.

La somme n’est pas gravée dans le marbre : devrait en l’occurrence s’ensuivre un tour d’enchères à l’issue duquel la plus haute proposition remportera le lot en question, qui regroupe essentiellement des technologies de numérisation et d’acquisition d’images.

En tant qu’instigateur du processus, Brother dispose d’une option avec un droit de regard sur les offres concurrentes.

Il s’engage par ailleurs à amortir le passif de 67 millions de dollars que l’activité imagerie de Kodak enregistre au 31 décembre 2012.

Cette transaction constituera la clé de voûte d’un plan de réorganisation dont l’ancien héraut du Super 8 et des appareils photo Brownie compte ressortir “transformé”, ainsi que l’annonce son CEO Antonio Perez dans le communiqué corrélatif.

La société espère toujours émerger d’ici la mi-2013 avec un positionnement exclusivement BtoB, dans les secteurs de l’impression, de l’étiquetage, de l’emballage et dans une moindre mesure, de la dématérialisation.

Elle capitalise notamment sur un projet d’emprunt à 844 millions de dollars mené à bien grâce à la cession préalable d’une partie de sa propriété intellectuelle (1100 brevets) pour 525 millions de dollars, au début de l’année.

Les réductions d’effectifs se poursuivront en parallèle, conséquence de la scission et de la revente de plusieurs divisions, notamment le Print & Output System, qui produit des supports « traditionnels » : papier photo, pellicules pour appareils argentiques…

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