Calcul haute performance : Intel monte un labo commun avec le CEA

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HPC, nanotechnologies, réseaux sans fil…Le fabricant leader mondial de processeurs montre un vif intérêt à la R&D en France.

(Photo d’archive) C’est une rencontre et une annonce inattendue : le 5 mars, Craig Barrett, président du conseil d’administration d’Intel, a rencontré Nicolas Sarkozy pour “évoquer les projets de recherche développement d’Intel en France”, peut-on lire dans un communiqué de presse de l’Elysée.

Le fabricant leader mondial de processeurs a l’intention de créer sur le plateau de Saclay (Essone) un laboratoire dédié à la recherche et au développement sur le calcul haute performance (HPC pour High-performance computing en anglais).

Le groupe IT américain s’associe dans ce sens au Commissariat à l’énergie atomique (CEA), à l’université de Versailles-Saint-Quentin et au consortium Grand Equipement National de Calcul Intensif (Genci, voir encadré en bas d’article).

Le dirigeant d’Intel se déclare également intéressé par les nanotechnologies, les travaux menés par le pôle de compétitivité System@tic (systèmes à logiciels) , et “a manifesté d’insérer plus fortement Intel sur les pôles de Saclay et Grenoble et d’y développer ses activités”.

Autre signé de la volonté de développer la R&D en France : mi-février, Intel annonçait la constitution d’une nouvelle unité spécialisée dans les technologies sans fil qui sera basée à Sophia Antipolis, près d’Antibes (Alpes-Maritimes), au siège local du groupe.

Elle aura pour mission de développer des “sous-systèmes radio pour objets nomades à connectivité 3G et au-delà”. Cette entité relèvera de l’Ultra Mobility Group d’Intel, qui a vocation à élaborer des composants à très faible consommation électrique destinés aux PC de poche (MID).

HPC : la France s’organise
Le Genci, acronyme pour Grand Equipement National de Calcul Intensif, est une société civile créée en janvier 2007. Ce centre technologique est détenu à 50 % par l’Etat (via le Ministère de la Recherche et l’Enseignement Supérieur), 20 % par le CEA, 20 % par le CNRS et 10 % par les universités. Son objectif principal est de promouvoir “l’utilisation de la modélisation, de la simulation et du calcul intensif dans la recherche fondamentale et dans la recherche industrielle” d’un côté et “l’organisation d’un espace européen du calcul intensif et participer à ses réalisations” de l’autre.

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