Call in Europe lance une offre mobile européenne à bas prix

Mobilité

Le fondateur de Futur Telecom, devenu propriété de SFR, a créé une nouvelle société proposant des tarifs mobiles résolument bas.

Serait-ce la fin des factures aux montants improbables au retour des vacances en Italie ou en Grèce ? Une nouvelle offre de téléphonie mobile débarque. Sa particularité ? Elle permet de téléphoner dans toute l’Europe à des prix défiants toute concurrence.

Le 8 décembre prochain, la marque Call in Europe lance officiellement son Pass Europe pour des communications mobiles à bas prix (low cost). Alors que la baisse des tarifs et une plus grande concurrence entre les opérateurs européens constituent un cheval de bataille de Bruxelles, l’idée de Patrick Gentemann, fondateur de Call in Europe, arrive à point nommé.

Après l’achat d’une carte SIM pour 29 euros (via Internet uniquement), les utilisateurs bénéficient d’une offre sans engagement, de communications à 0,39 euro la minute. Les appels entrant sont gratuits peu importe où l’utilisateur se trouve en Europe.

“La seule contrainte est qu’il faut consommer pour au moins 15 euros tous les trimestres”, précise Patrick Gentemann. C’est-à-dire près de 40 min à 39 centimes d’euro.

Les SMS sont facturés 15 centime d’euro et 7,5 centimes d’euro après le dixième envoyé. Les utilisateurs français ont un avantage supplémentaire : au bout d’une heure les appels passent à moitié prix soit, 19,5 centimes d’euro la minute.

Un accord de licence avec SFR

“En fait, c’est l’inverse du système d’un forfait où lorsque l’on dépasse le temps imparti, la minute est facturée plus chère. Nous appliquons également la même réduction pour les appels de Pass Europe à Pass Europe”, ajoute Patrick Gentemann.

Les utilisateurs reçoivent leur facture à chaque fin de mois, sachant que deux seuils d’encaissement ont été mis en place : le premier lorsque la facture atteint 25 euros (soit plus d’une heure à 0,39 euro par minute) et le second a 50 euros.

Call in Europe s’appuie sur le réseau SFR et celui des partenaires européens de l’opérateur grâce à un accord de licence. Un choix logique au regard du parcours de Patrick Gentemann : en 1998, il avait créé en 1998 Futur Telecom, un opérateur virtuel hébergé par SFR à partir de l’année 2000 puis racheté par ce même opérateur mobile en 2005.

“Nous sommes à la fois partenaires et concurrents mais Call in Europe est une société complètement indépendante”, précise le président de la société.

Comment Call in Europe peut-il proposer des tarifs si compétitifs ?

“Nous proposons des prix aussi avantageux car nos coûts opérationnels sont très bas”, affirme le président de la société. “Nous n’empruntons pas les voies de la distribution traditionnelle, nous n’avons pas besoin de stockage et nous faisons appel à des prestataires pour la logistique (Paragon) et la hotline sur l’avant et l’après vente (Eos contact center)”, confie-t-il.

Call in Europe a d’abord été lancé fin 2006 aux Etats-Unis, pour les 18 millions d’Américains qui visitent l’Europe chaque année. “Là-bas aussi nous commercialisons notre offre en ligne et, depuis deux mois, nous testons la distribution de nos produits dans sept aéroports du pays. En France et en Europe, nous ne prévoyons pas de vendre dans les aéroports pour le moment. En revanche, nous sommes en train de discuter avec la SNCF et Air France sur les moyens de promouvoir le Pass Europe”, explique Patrick Gentemann.

Le président de Call in Europe compte 1500 nouveaux clients par mois aux Etats-Unis pour un parc d’environ 8000 utilisateurs. En France, d’ici fin 2009, il ambitionne comptabiliser 60 000 clients au total en en accueillant 10 000 nouveaux chaque mois.


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