Cambio, un opérateur ADSL virtuel

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Absentes de l’Internet haut débit, les PME/TPE vont pourtant connaître la plus forte croissance en termes de connexions d’ici 2005. C’est précisément sur ce secteur que Cambio, un opérateur virtuel, va se positionner dès juillet avec une offre ADSL. Un véritable pari à l’heure où les sociétés se plaignent des difficultés à traiter avec les opérateurs historiques, en l’occurrence France Télécom pour la France.

Dans cette période peu propice aux initiatives ADSL de la part d’opérateurs concurrents à France Télécom, Cambio, un opérateur télécoms, arrive sur le marché avec une offre ADSL pour PME/TPE. Beaucoup d’opérateurs se sont cassés les dents sur l’ADSL. Ainsi, sur plus d’une trentaine d’opérateurs qui ont procédé à des tests suite au dégroupage, moins d’une dizaine ont à ce jour effectué des démarches de colocalisation avec France Télécom. Victimes de la mauvaise passe des marchés financiers et du retard dans le dégroupage, mais aussi de la mauvaise volonté des opérateurs historiques à ouvrir leurs réseaux, beaucoup ont préféré se retirer à l’image de KPNQwest (voir édition du 3 juillet 2001) ou de l’opérateur DSL américain Covade. C’est en partie pour cela que l’offre de Cambio se veut différente. La société se positionne comme un opérateur virtuel. En clair, cela signifie qu’elle ne possède aucune infrastructure technique pour le moment. A la différence de la jeune société Subiteo, elle aussi positionnée sur le marché – pourtant prometteur ? des PME. Ici, la société se contente d’acheter à France Télécom de la bande passante qu’elle revend ensuite à des clients via des partenaires tels des VARs informatiques, installateurs privés en téléphonie…

Un client de FT plus qu’un concurrent

L’offre de Cambio repose sur de l’ADSL Connect ATM de France Télécom. En quelque sorte, Cambio devient client de l’opérateur historique avant de devenir concurrent. Cambio s’appuiera ainsi sur FT au niveau local, mais devrait annoncer un accord avec un autre opérateur pour son raccordement au backbone. L’offre devrait être disponible d’ici fin juillet pour l’Ile-de-France et sera étendue à la quasi-totalité des grands pôles de France métropolitaine d’ici la fin 2001. Cambio proposera ainsi un débit de 768 Kbits/s en phase descendante et de 160 Kbits/s en phase montante. Si les débits ne sont pas garantis, Cambio assure toutefois que le seuil minimum sera de 45 Kbits/s. Le prix de l’accès devrait se situer autour de 800 francs HT par mois. A terme, d’autres débits seront proposés, toutefois le mégabit semble d’ores et déjà exclu du coeur de cible de Cambio. Par ailleurs, la société veut coupler ses offres avec des services en mode ASP comme la gestion de la paie, les outils de force de vente, la messagerie unifiée, la comptabilité…

Reste que si le concept se veut économique et rentable, la société, qui veut détenir 10 % du segment PME d’ici 5 ans, devra encore convaincre les investisseurs. A l’heure actuelle, elle n’a toujours finalisé sa première levée de fonds.

Article modifié le 05 juillet 2001.


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