Cap Gemini lorgne sur la filiale informatique de Thyssenkrupp

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La SSII française Cap Gemini compte tirer profit de la consolidation en cours du secteur des services informatiques. Après Transiciel, elle projette une nouvelle acquisition, en Allemagne.

Manifestement, la société de services informatiques française Cap Gemini veut être partie prenante de la consolidation en cours du secteur des services informatiques. La SSII a en effet confirmé avoir fait une offre de rachat sur la filiale informatique du groupe allemand Thyssenkrupp, Triaton. Cette confirmation est intervenue après la parution de cette information dans l’édition du 3 novembre de La Tribune. Selon le quotidien économique, le montant de l’offre se situerait aux alentours de 250 à 300 millions d’euros. Cap Gemini dispose de 800 millions d’euros de cash. Cette cagnotte n’a pas été entamée par sa dernière acquisition, celle de son compatriote Transiciel, qui a été réalisée par échange de titres (voir édition du 20 octobre 2003). Si le groupe français parvenait à ses fins, il renforcerait considérablement sa position en Allemagne. La filiale de ThyssenKrupp y réalise en effet l’essentiel de son chiffre d’affaires qui est de l’ordre de 400 millions d’euros. Sa position est très forte dans l’industrie, secteur qui représente 85 % de son chiffre d’affaires, pour laquelle elle fournit surtout des prestations d’infogérance. De son côté, Cap Gemini, selon Pierre Audoin Conseil, a réalisé l’an dernier en Allemagne un chiffre d’affaires de 380 millions d’euros. Cependant, ThyssenKrupp a fait savoir à l’agence Reuters qu’il ne bouclera pas cette année la cession de sa filiale informatique. Il a en outre reçu plusieurs propositions.


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