Capital-risque : comment évolue le portefeuille IT d’Iris Capital en France

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Iris Innovation Day : le fonds Iris Capital a présenté une sélection de ses start-up avec notamment un focus AdTech (galerie photos).

Big data, Internet des objets, AdTech…La troisième édition de l’Iris Innovation Day, organisée aujourd’hui près du Trocadéro à Paris, a permis de balayer les principales tendances du secteur IT.

Organisée par Iris Capital, cette session « pitches et focus sur des segments de marché IT » a permis de mettre en avant les start-up du portefeuille de la société de capital-risque européen, qui a signé en 2012 un partenariat stratégique avec Orange et Publicis.

Cette passerelle, qui permet à l’opérateur télécoms et au groupe mondial de communication de s’initier à « l’open innovation », s’est traduite par une capacité d’investissement de 150 millions d’euros.

A travers un réseau mondial de bureaux (Paris, Cologne, Berlin, San Francisco, Montréal, Riyad, Dubaï, Pékin et Tokyo), Iris Capital est un acteur majeur dans le financement des acteurs de l’économie numérique avec un volume total d’un milliard d’euros investis dans 250 sociétés innovantes réparties dans une vingtaine de pays.

La société en capital-innovation a étendu ses activité dans le Moyen-Orient en raison de la gestion d’un fonds régional pour le compte de Saudi Telecom (STC Ventures).

Exploité sous la houlette des fondateurs d’Iris Capital (Pierre de Fouquet et Antoine Garrigues), le fonds recense 48 sociétés actives en portefeuille (dont 43 nouveaux deals depuis la signature du partenariat Orange – Publicis).

En France, Iris Capital a investi dans A.Mob (publicité programmatique mobile), Adomik (gestion d’ad-exchange pour éditeurs), ProWebCE (services et solutions logicielles pour les comités d’entreprises), InstantLuxe.com (revente en ligne d’articles de luxe), Marco et Vasco (voyages en ligne sur mesure) mais aussi Mister-Auto.com (vente en ligne de pièces détachées automobiles) ou V3D (logiciels de mesure de qualité de réseau), Scality (logiciel de stockage pour application dans le cloud), Netatmo (objets connectés) ou Talend (logiciel d’intégration de données et d’applications).

Au-delà du cas de Mopub (plateforme publicitaire mobile cédée à Twitter en 2013 pour 350 millions de dollars), cette session d’Iris Capital a permis de faire un update sur les dernières sorties industrielles jugées intéressantes : Mister-Auto.com a été acquis par PSA (Peugeot-Citroën) tandis que ProwebCE a été acquis par le groupe Edenred (services prépayés aux entreprises, émetteur du Ticket Restaurant).

Lors de cette session Iris Capital, ITespresso.fr a suivi l’intervention de 3 CEO de start-up évoluant dans l’AdTech : Dino Bongartz (The Adex, Allemagne), Yannis Yahiaoui (A.Mob, France) et Daniel Ha (Disqus, USA).

En qualité de Managing Director Europe de Proximedia (ex-Publicis Webformance), Maxime Baffert s’est chargé de dresser le tableau complexe des acteurs dans ce marché de la fourniture de solutions technologiques pour la publicité digitale, qui est convoité en raison de l’essor du segment RTB (publicité programmatique) : 10 milliards de dollars rien qu’aux Etats-Unis en 2014 (données eMarketer).

« Ce sont de nouveaux challenges pour les agences de publicité », constate Maxime Baffert. Mais il faudra compter sur le club GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) que Publicis perçoit comme des « frenemies » (raccourci de « friend » and « enemy »).

Bien que le groupe de communication de Maurice Levy ait signé des accords commerciaux avec Google ou Facebook, force est de constater que les géants de l’Internet ont tendance à tirer la couverture vers soi pour capter la plus grande valeur possible et laisser les miettes pour les intermédiaires…

(voir la galerie photos spécial AdTech)


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