Carton jaune pour Apple au Japon

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La filiale du constructeur américain a reçu un avertissement de la commission de la concurrence japonaise : elle ne doit pas forcer ses distributeurs locaux à vendre les machines aux prix publics ou au-dessus de ces prix.

L’avertissement reçu par Apple au Japon souligne l’effort mondial qu’elle fournit pour empiéter sur la distribution traditionnelle de ses machines. Si, au Japon, la firme a cherché à obliger la vente aux prix publics (réduisant de fait toute concurrence par les prix), en France, elle le fait par l’abaissement de la marge des distributeurs (voir édition du 13 septembre 2000). Quant aux Etats-Unis, elle s’apprête à y ouvrir sa propre chaîne de distribution. Des tactiques différentes selon ses implantations sur le globe. Au Japon, ces positions peuvent être considérées comme de l’abus de position dominante.

L’avertissement du Japon fait suite à une enquête de près de dix mois sur une possible infraction du droit local de la concurrence. Apple aurait contrevenu aux articles de maintien des prix de distribution et de restriction illégale de commercialisation, de la loi japonaise sur les monopoles. La firme ne reçoit pas de contravention, pour cette fois, ce qui induirait qu’aucune preuve n’a été trouvée contre elle ou que sa démarche n’était pas largement appliquée.

L’enquête menée sur la filiale d’Apple a débuté à la fin de l’année dernière par une perquisition dans ses bureaux (voir notre édition du 7 décembre 1999). Le dossier est désormais bouclé, selon la commission de la concurrence, qui croit que le constructeur a effectivement exercé des pressions sur ses distributeurs pour s’assurer qu’ils ne proposeraient pas de prix inférieurs aux prix publics conseillés. La filiale de la firme de Cupertino a toujours démenti toute action illégale de sa part.


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