Christophe Boitiaux (Nerim): “Les équipements compatibles IPv6 sont encore trop onéreux”

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Selon Nerim, les pouvoirs publics devraient encourager les opérateurs et constructeurs télécoms à adopter l’IPv6 sous forme de subventions plutôt qu’une loi contraignante.

En marge de la question écrite au gouvernement français sur le risque de pénurie d’adresses IPv4, Nerim revient sur le déploiement d’IPv6.

Cet opérateur-hébergeur français commercialise des offres télécoms à destination des entreprises (ADSL, SDSL, Hébergeur Internet, VoIP)

Il se se targue d’être le premier opérateur européen à avoir basculé son réseau sous le protocole IPv6 dès 2002.

Christophe Boitiaux, responsable marketing et communication de Nerim, revient sur cette lente adoption et l’implication des décideurs politiques dans ce processus transitoire. (Interview réalisée le 15/12/2010)

ITespresso.fr : A votre avis, la pénurie d’adresses IPv4 sera-t-elle perceptible en 2011 ? Cela implique quoi pour Nerim et ses clients ?
Christophe Boitiaux : La pénurie est bien réelle et une prise de conscience est indispensable par les acteurs concernés : politiques, économiques, technologiques. Cela se traduira par l’impossibilité de distribuer des adresses IPv4 et donc l’obligation de basculer de façon brutale à l’IPv6. Sans préparation, les entreprises et opérateurs se verront confronter à des difficultés de communication entre les structures (sites Web, individus, équipements…) en IPv4 et celles en IPv6.

ITespresso.fr : Le monde politique s’empare de ce débat. Considérez-vous qu’une loi est nécessaire pour encourager l’adoption d’IPv6 ?
Christophe Boitiaux : Nous sommes très satisfaits de la prise de conscience de la sphère politique, sans pour autant aller à la création d’un texte de loi. Nous sommes plutôt pour une incitation, par des subventions par exemple. En tout état de cause, il faut absolument éviter la mise en place de nouvelles taxes. Les mesures coercitives doivent arriver en dernier lieu.

ITespresso.fr : Serait-il judicieux d’imposer par la loi une obligation pour les équipementiers/constructeurs de vendre des terminaux compatibles IPv6 ?
Christophe Boitiaux : Nous y sommes plutôt favorables car c’est un problème que l’on rencontre souvent. Les appareils compatibles IPv6 sont pour la plupart encore trop chers pour une adoption massive de ce protocole par les entreprises. C’est un moyen d’accélérer le développement de l’iPv6.


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