Chronicle : l’atout cybersécurité d’Alphabet sous l’angle big data

Sécurité
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Après Verily, Waymo et Dandelion, une nouvelle société émane du labo X d’Alphabet (maison mère de Google) : Chronicle, spécialisée dans la cybersécurité.

Il y a du nouveau dans l’organigramme d’Alphabet.

La maison mère de Google a désormais dans son giron une société spécialisée en cybersécurité.

Baptisée Chronicle, elle est issue, comme Verily (sciences de la vie), Waymo (conduite autonome) et Dandelion (géothermie), du labo X, destiné à faire émerger des projets « de rupture ».

stephen-gillettAprès deux années de travail, l’équipe s’émancipe sous la direction de Stephen Gillett (photo ci-contre).

L’ex-directeur des opérations de Symantec, plus anciennement CIO de Starbucks, était arrivé dans la maison Google en 2015 au sein de la branche de capital-investissement GV.

Il est associé, dans l’équipe fondatrice de Chronicle, à Mike Wiacek et Shapor Naghibzadeh, deux ingénieurs à l’origine du Threat Analysis Group, qui a pour mission de repérer et de juguler les attaques ciblées contre Google et ses utilisateurs.

Basée aux États-Unis avec des filiales en Irlande et en Espagne*, Chronicle fournit une plate-forme destinée à simplifier l’analyse des volumes massifs données que produisent, dans les grandes entreprises, les solutions de cybersécurité.

L’infrastructure et les services de Google sont mis à contribution dans le cadre de cette démarche big data, que ce soit pour le stockage, la recherche ou la détection de menaces grâce au machine learning.

Plusieurs sociétés du Fortune 500 ont expérimenté l’offre, qui s’appuie également sur VirusTotal.

Google avait absorbé, en 2012, ce service en ligne de détection de malware auquel plusieurs dizaines d’éditeurs de logiciels antivirus ont connecté leur technologie.

L’innovation en question

La création officielle de Chronicle intervient en parallèle d’une sortie remarquée de Steve Yegge.

L’ingénieur, fraîchement arrivé chez Grab (concurrent d’Uber en Asie), se montre critique envers Google, qui aura été son employeur pendant 13 ans.

Il estime que la firme « n’est plus en mesure d’innover », non seulement parce qu’elle est devenue « conservatrice », hantée par la « peur du risque », mais aussi que la « bureaucratie » et les « querelles internes » ont pris le pas, sur fond de « sentiment d’invincibilité » qui « fait perdre le sens des réalités [et] le contact avec le client ».

« Voilà plusieurs années qu’ils [Google] sont devenus des suiveurs. Ils n’ont plus l’innovation dans leur ADN », affirme Steve Yegge, en donnant l’exemple de « produits unanimement critiqués » (il cite Allo), de « fermeture de services appréciés des utilisateurs » (Reader) et de « combats perdus d’avance » (Google+).

* L’antenne espagnole est localisée à Málaga, où VirusTotal était déjà installé avant de tomber dans l’escarcelle de Google.

Crédit photo : Merrill College of Journalism Press Releases via Visual Hunt / CC BY-NC


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