Cisco prend position sur la téléconférence

Mobilité

Le groupe américain spécialisé dans les réseaux télécoms veut élaborer des outils de vidéoconférence perfectionnés.

Il est probable que Cisco présente la “téléprésence” (tele-presence) comme sa toute dernière “technnologie avancée” (advanced technology), a annoncé John Chambers, CEO du groupe d’équipement télécoms, dans son discours d’inauguration de la conférence Networkers 2006 de Las Vegas.

Dans le jargon de Cisco, une “technologie avancée” est synonyme d’un potentiel de business annuel d’un milliard de dollars. Dans cette démarche, la société devra mobiliser tous ses investissements dans la recherche, les acquisitions et les partenariats.

On entend par “téléprésence” les systèmes de vidéoconférence nouvelle génération qui utilisent les réseaux haut débit et la vidéo haute définition, a expliqué John Chambers aux participants. Les plate-formes s’appuient sur des produits Cisco existants, notamment des outils de sécurité et de collaboration en ligne.

“Lorsque nous avons présenté le projet à l’équipe technique il y a trois ans, voici ce que nous leur avons dit : ‘Imaginez-vous dans Star Trek. Téléportez-nous Scotty !’ Le but est de transposer la conférence virtuelle de manière à ce que l’interlocuteur apparaisse simultanément à plusieurs endroits différents”, commente le CEO de Cisco avec enthousiasme.

En marge de cette conférence, le manager a reconnu qu’il restait encore à Cisco de déterminer si la “téléprésence” méritait le statut de “technologie avancée”. Mais il a également laissé entendre quil fallait s’attendre à ce qu’une telle technologie engendre des gains de productivité considérables.

Par manque de qualité et d’interactivité, les produits de vidéoconférence actuels n’ont pas véritablement réussi à percer, a expliqué Brian Riggs, un des principaux analystes orienté services de téléphonie d’entreprise chez Current Analysis.

“Ce système ne permet ni plus ni moins que de regarder l’interlocuteur en face. Ca n’apporte pas grand chose en soi”, a déclaré Riggs à Vnunet.com.

Si le système fonctionne comme convenu, la vidéoconférence devrait permettre aux utilisateurs de lire des documents étalés sur les tables de leurs partenaires, explique Brian Riggs. Les caméras devraient également viser l’intervenant qui prend la parole et se mettre au point automatiquement.

Selon l’expert, Cisco sera obligé de faire appel à des prestataires externes pour disposer d’un niveau de bande passante adéquat.

“La charge ne pèse pas uniquement sur l’entreprise. Les prestataires de services devront impérativement être impliqués dans le processus, au risque de voir cette technologie se limiter uniquement aux grandes entreprises”, estime l’expert.


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