CitéFibre annonce son intention d’entrer en Bourse

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A peine lancé sur Paris, le service ultra haut débit veut faire appel aux marchés financiers pour appuyer son développement.

La nouvelle est surprenante. Le 1er décembre, CitéFibre a l’intention de présenter à la presse son projet d’introduction en Bourse, alors que le service très haut débit vient à peine de lancer ses offres commerciales autour de la fibre optique à domicile et des services triple play sur un arrondissement parisien (voir édition du 9 novembre 2005).

Sur le carton d’invitation, CitéFibre se présente comme le “premier opérateur ultra haut débit alternatif en France”. Son appel aux marchés financiers est vraiment précoce.

L’introduction en Bourse de CitéFibre est justifiée “pour lever les capitaux nécessaires à l’accélération de son développement”. Pour l’équipe dirigeante du service ultra haut débit, la France se doit désormais de “relever le défi de l’ultra haut débit et d’adapter ses infrastructures” alors que les “technologies cuivre comme l’ADSL et le câble trouvent aujourd’hui leur limite”. A l’échéance 2010, le marché français de l’ultra haut débit pourrait être évalué à 1 milliard d’euros.

Après l’ADSL, la revanche sur l’ultra haut débit ?

Jusqu’ici, CitéFibre ne s’est appuyée que sur le fonds d’investissement NicomInvest, spécialisé dans le secteur des télécoms, qui a dans un premier temps investi 3,5 millions d’euros dans le service ultra haut débit.

Rappelons que ce fonds avait précédemment investi dans l’un des premiers services d’accès ADSL alternatifs du nom de Mangoosta, inauguré en 2000. Mais le service avait fermé ses portes rapidement faute de rentabilité et ses actifs avaient été dispersés (voir édition du 13 août 2001).


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