CityMeo lève 2,5 millions d’euros : de la production audiovisuelle à l’affichage dynamique

CloudEntrepriseLevées de fondsMarketingStart-up
citymeo-levee-fonds

Deuxième tour de table pour CityMeo (ex-Veezual), qui a développé, au sein de l’IoT Valley toulousaine, une solution de pilotage d’affichages dynamiques.

[Article mis à jour le 18 janvier 2018, notamment pour clarifier les fonctions de James Packer, Chief Scientist Officer et non directeur de la stratégie, comme nous le mentionnions initialement]

« Bienvenue dans la famille CapHorn Invest. »

Chargé d’affaires au sein du fonds de capital-risque, Romain Vidal a adressé ce message à David Keribin.

Ce dernier a fondé, en 2012 avec trois autres diplômés de l’École nationale supérieure d’électrotechnique, d’électronique, d’informatique, d’hydraulique et des télécommunications, la start-up CityMeo, qui cible les points de vente, les régies publicitaires et la communication interne avec une solution de pilotage d’écrans.

CapHorn Invest y met un ticket dans le cadre d’un tour de table de 2,5 millions d’euros auquel participent également BNP Paribas et Banque Populaire Occitane.

Une première levée de 125 000 euros avait été enregistrée début 2015 auprès d’un bouquet d’investisseurs privés dont « des CEO de start-up françaises ». Capitole Angels, réseau d’investisseurs en Midi-Pyrénées, avait montré son intérêt pour investir, sans suite néanmoins.

citymeo-capitole-angels

CityMeo s’était distingué, quelques semaines en amont, en remportant la 35e édition du concours mensuel Start un Paris.

citymeo-start-in-paris

Partenaire de l’événement, Microsoft avait accueilli CityMeo au printemps suivant pour la 6e promotion de son programme d’accélération à Paris.

citymeo-microsoft-ventures

La jeune pousse revendiquait alors quelques centaines d’écrans connectés à sa solution basée sur un player d’affichage vidéo logé dans un boîtier et associé à une plate-forme d’administration en ligne.

Le compteur en est désormais à « plus de 5 000 écrans », avec des clients comme EDF, Shell et Veolia*.

Boulanger avait fait partie des premiers utilisateurs pour son siège social de Lille, où CityMeo est aujourd’hui installé au travers d’un autre programme d’accélération : celui d’Altavia, à Euratechnologies.

citymeo-lille

De Veezual à CityMeo

Ses débuts, l’entreprise les avait faits dans la métropole toulousaine, au sein du Camping.

citymeo-entree-camping

Cette structure, devenue le Connected Camp, héberge l’IoT Valley, du nom d’un écosystème de start-up BtoB de l’Internet des objets… au board duquel siège David Keribin.

citymeo-premier-ecran

Avec le développement de l’IoT Valley, CityMeo avait déménagé son siège social l’an passé, quittant le bâtiment principal pour des locaux distants de quelques centaines de mètres. Elle vient à nouveau de déménager (la semaine dernière), pour s’installer au troisième bâtiment de l’IoT Valley, en prévision d’un agrandissement de ses effectifs (20 recrutements prévus en 2018).

citymeo-siege
Le premier déménagement avait eu lieu en 2017.

La start-up ne s’est pas toujours appelée ainsi. Elle n’a adopté la dénomination sociale CityMeo qu’en 2015, reléguant à cette occasion le nom qu’elle portait auparavant au rang de marque commerciale.

Le nom en question – Veezual – était celui d’une agence de production audiovisuelle montée par David Keribin avec Josselyn Hermitte et Antoine Lubineau, qui sont aujourd’hui ses associés chez CityMeo, respectivement en tant que responsable produit et CTO.

Chief Scientist Officer, James Packer est également mentionné dans l’équipe fondatrice, quand bien même il indique, sur son profil professionnel, n’être de l’aventure que depuis mars 2014 – il ne partage par ailleurs la fonction de DG que depuis le changement de dénomination sociale, tout comme Antoine Lubineau.

On retrouve, dans l’approche de CityMeo, un zeste de Veezual, comme en témoignent des propos tenus par David Keribin dans un entretien à Informations entreprise.

Le dirigeant confiait son ambition d’accompagner les clients « dans l’élaboration d’une stratégie globale » qui passe par une contextualisation des contenus diffusés sur les écrans. Notamment en s’appuyant sur des variables environnementales (météo, horaires…) et interne (stocks, popularité d’un produit…).

La diffusion est en outre enrichie par un algorithme de planification doublé de fonctions de programmatique. Des jonctions sont également établies avec des objets connectés.

* Et des références moins « illustres », mais variées, comme des offices de tourisme du Tarn-et-Garonne, une piscine à Dijon et les fast-foods Duck Me.

Crédit photo : CityMeo


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur