Club Internet et AOL relancent une offensive commerciale

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Alors que le premier FAI se concentre sur le dégroupage total, le second simplifie sa gamme de forfaits haut débit.

Club Internet, qui dispose désormais de son propre réseau télécoms (voir édition du 3 novembre 2005), mise beaucoup sur le dégroupage total. Le service français, filiale du groupe allemand T-Online, vient de simplifier son offre et de revoir ses tarifs à la baisse.

Le dégroupage total est désormais proposé comme une offre à part entière et non plus sous forme optionnelle à 7 euros par mois. L’accès totalement dégroupé est donc désormais proposée à 29,90 euros, y compris les 5 euros de location du modem (au lieu de 31,90 précédemment). Il permet avant tout d’économiser les 14 euros mensuels (15 euros au 1er juillet prochain) de l’abonnement France Télécom.

Autre nouveauté, les abonnés totalement dégroupés bénéficieront désormais de l’assistance téléphonique gratuite par l’intermédiaire d’un numéro vert.

Espérons que le support sera plus accessible que celui d’Alice, seul FAI pour l’heure à avoir tenté la gratuité intégrale de la hot line, mais qui rencontre depuis de nombreux problèmes techniques.

Hausse des débits chez Club-Internet

Enfin, le FAI met en avant une petite hausse de débit qui passe à 24 Mbit/s ATM, soit environ 19 Mbit/s en IP, pour les zones dégroupées et à 22 Mbit/s ATM (18 Mbit/s IP) dans les zones non dégroupées. Club Internet s’inscrit ainsi comme le premier FAI à dépasser les 10 Mbit/s ATM (8 Mbit/s IP) jusqu’alors proposés par l’ensemble des opérateurs sur les zones non dégroupées. Une offre qui, à 26,90 euros par mois (sans le modem à 3 euros en promotion), se révèle moins onéreuse que celle de Wanadoo (à 39,90 euros par mois hors promotion).

L’offre totalement dégroupée intègre bien sûr la téléphonie en voix sur IP (puisque la ligne de France Télécom est désactivée) qui propose la gratuité des appels téléphoniques vers les poste fixes de France Télécom et les numéro géographiques (01, 02…) des autres opérateurs, y compris les numéro en 087 (Freebox, Livebox).

Et tarifs d’appels en baisse chez AOL

La problématique liée aux coûts de terminaison d’appel qui oblige Free à facturer ses clients (voir édition du 4 janvier 2006) permet à AOL France d’afficher sa transparence.

Le FAI revendique la gratuité totale des appels passées depuis l’AOLBox vers les numéros fixes en France métropolitaine, qu’ils soient géographiques ou en 087. “Nous supportons intégralement le coût de surfacturation des opérateurs”, précise-t-on du côté du service de presse du FAI, “et cela a toujours été le cas”.

AOL en profite pour réviser également ses tarifs et simplifier son offre. Seules deux forfaits sont désormais proposés dans chaque zone (dégroupée et non dégroupée). Côté zones dégroupées, le forfait à 1 Mbit/s disparaît au profit d’une seule offre en ADSL 2+ (jusqu’à 18 Mbit/s IP) proposée à 19,90 euros par mois. Voire 14,90 par mois jusqu’à la fin de l’année pour tout nouvel abonnement souscrit avant le 10 avril 2006.

La seconde offre y ajoute la téléphonie IP. Elle est proposée à 24,90 euros par mois. Sans l’AOLbox proposée à 49,90 euros pendant la période promotionnelle (au lieu de 79,90 euros par mois) et 79,90 avec le téléphone DECT (au lieu de 99,90).

S’aligner sur la concurrence

Dans les zones non dégroupées, l’accès Internet seul plafonne à 128 Kbit/s pour 19,90 euros par mois et à 2 Mbit/s avec une offre de téléphonie IP illimitée pour 34,90 euros par mois. A noter que ces offres sont soumises à une obligation de présélection sinon la facture s’alourdit de 5 euros par mois.

En révisant tarifs et offres, AOL comme Club Internet s’alignent sur les grilles tarifaires des concurrents sur l’accès Internet et la téléphonie. Mais l’offre audiovisuelle reste la grande absente de leur catalogue. De plus, leurs forfaits de téléphonie n’intègrent pas, pour l’heure, les appels vers des pays étrangers comme ont pu le proposer Free et Neuf Cegetel récemment. Enfin, AOL peine à lancer le dégroupage total, faute de réseau télécoms propre. Plus que les tarifs, les services semblent désormais s’imposer comme des critères de différentiation des FAI auprès des consommateurs.


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