Comment l’ACSEL veut « disrupter le chômage »

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Association dédiée à l’essor de l’économie numérique, l’ACSEL organisait lundi soir à Paris une soirée au cours de laquelle les intervenants se sont demandés comment Internet pouvait « disrupter le chômage ».

Association consacrée au développement de l’économie numérique, l’ACSEL a organisé lundi soir à Paris une soirée au cours de laquelle les intervenants se sont demandés comment Internet pouvait « disrupter le chômage »

« Ce sont deux mots qui font peur mais au-delà des polémiques sur l’ubérisation de l’économie, il faut bien comprendre que le numérique représente 10% des emplois en Ile-de-France et jusqu’à 40% des créations de postes« , a expliqué Cyril Zimmermann, Président de l’ACSEL.

« Pendant longtemps, j’ai longtemps été pessimiste en pensant que le numérique ferait de la casse dans les emplois traditionnels. Mais en passant à l’ère de l’Internet industriel, par exemple en utilisant déployant des milliers de capteurs pour réaliser de la maintenance prédictive, on rend le métier de nos agents plus intéressant tout en faisant réaliser de grosses économies à notre société« , a ajouté Yves Tirode, Directeur du Digital à la SNCF.

« Le digital représente déjà 10% du PIB britannique. Si la France digitalisait aussi vite son économie, nous pourrions créer des centaines de milliers d’emplois en misant notamment sur l’export« , a estimé Nick Leeder, Directeur général de Google France.

Analyser les bassins d’emploi et les métiers en tension

« La France a eu peur de la robotique mais ce secteur a finalement crée beaucoup de richesses en Allemagne. Nous allons analyser les données sur les bassins d’emploi et les métiers en tension et partager le plus largement possible ces données afin de réduire le chômage en Ile-de-France où les opérateurs peinent par exemple à recruter des ouvriers qualifiés dans la pose de fibre optique », a expliqué Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France.

« Nous pouvons sans doute également mieux analyser les attentes des 34 millions de touristes qui fréquentent notre région chaque année, afin de les pousser à rester une nuité de plus. Toutes ces technologies d’analyse, avec des aides plus efficaces de la région, contribueront à créer des milliers d’emplois »

« Le sujet, ce n’est pas de chercher à créer des licornes qui pourront un jour rivaliser avec Google. La priorité, c’est d’utiliser le numérique pour réduire les frictions entre l’offre et la demande, au travers de plate-formes mais également d’algorithmes d’intelligence artificielle. Réduire de quelques semaines la durée du chômage de 5 millions de personnes peut représenter des milliards d’euros d’économie pour l’assurance-chômage mais également pour améliorer la vie des gens« , a ajouté Paul Duan, Président de Bayes Impact, une ONG qui vient de s’associer à Pôle Emploi afin d’optimiser le marché de l’emploi en France.

Plutôt optimiste et consensuel, le débat a par contre fait l’impasse sur l’optimisation fiscale pratiquée par des grands groupés américains et sur la précarisation de nombreux emplois dans les services de transport ou de livraison.

L’ACSEL a par contre souhaité remettre ses « ACSEL’R » à plusieurs projets innovants parmi lesquels HopWork (prix start-up Innovation), Find’Eur (coup de cœur Frenchweb), AXA (transformation sociale), MyJobCompany (Capital Humain), Groupe Up (Open Innovation), Open ClassRooms (transformation digitale) et bien entendu Bayes Impact (grand disrupter) dont les performances chez Pôle Emploi devraient être particulièrement scrutées dans les prochains mois par les différentes candidats aux élections présidentielles.


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