Comment profiter du potentiel du Machine To Machine

Mobilité

La Fing, Syntec Informatique et France Télécom ont publié un livre blanc sur les enjeux du M2M afin de sensibiliser les entreprises françaises.

Fin mars, France Télécom, le Syntec informatique (la chambre professionnelle des SSII), et la Fondation pour l’Internet Nouvelle Génération (FING) ont publié conjointement un livre blanc intitulé “Machine To Machine, enjeux et perspectives”. Ce rapport a vocation à éclairer les entreprises sur les usages concrets du Machine To Machine (ou M2M), une technologie qui permet de faire interagir des objets dits “intelligents” avec des systèmes d’information distants. En d’autres termes, comme l’explique Daniel Kaplan (délégué général de la Fing), le M2M est “l’Internet des objets”.

Les auteurs distinguent six grands types d’usages du M2M: la gestion de flotte de véhicules, la gestion de la chaîne d’approvisionnement, la télésurveillance, le monitoring des biens et des personnes (également appelé télémétrie), la domotique (réglage ou contrôle à distance d’appareils ménagers?) et le télépaiement automatique.

Prenons un exemple concret: Hub Télécom (ex-ADP Telecom pour Aéroports de Paris-Télécom) et la SSII Steria ont déployé un système M2M afin d’optimiser le flux des taxis sur les terminaux 1 et 3 de l’aéroport parisien Charles de Gaulle, des emplacements particulièrement encombrés. Tous les véhicules sont désormais équipés de badges RFID permettant leur détection sur les zones de stockage, les aires de stationnement et les points de prise en charge de passagers. Une application comptabilise en permanence la quantité de taxis à chaque endroit, indiquant en temps réel sur des panneaux électroniques le nombre de taxis stationnés sur chaque zone, et ce afin d’inciter les conducteurs à passer dune zone à l’autre au bon moment.

Les technologies M2M reposent sur trois briques technologiques combinées: les équipements électroniques (terminaux RFID?), les réseaux (mobiles et hauts débits) et les logiciels (plate-forme M2M et systèmes d’information des entreprise).

Des technologies promise à un bel avenir

Selon les auteurs de ce livre blanc, “les technologies Machine To Machine sont aujourd’hui suffisamment matures pour qu’un très grand nombre d’entreprises puisse, en confiance, engager leurs propres projets”. Elles leur apporteront plusieurs bénéfices, parmi lesquels des gains de productivité et d’innovation dans les services.

Dans sa présentation du rapport, Daniel Kaplan, a par ailleurs estimé que “l’avenir des technologies de l’information et de la communication réside dans la fusion du virtuel et du réel, du fixe et du mobile” et que le “M2M est une des premières manifestations concrètes et opérationnelles de ce mouvement, qui préfigure une vague d’innovation face à laquelle les dix ans d’Internet qui viennent de s’écouler paraîtront rétrospectivement plutôt tranquilles”.

Selon lui, les technologies M2M vont évoluer vers de nouveaux dispositifs de plus petites tailles. Elles seront également favorisées par une amélioration des capacités de communication, une autonomie énergétique accrue des dispositifs et une meilleure administration des données produites par des “réseaux d’objets”.

Parmi les problèmes à résoudre (et non des moindres) pour un développement de ce marché, il reste aujourd’hui à définir des standards.

Le Français Wavecom ‘offre la branche M2M de Sony Ericsson
L’éditeur français Wavecom vient d’acquérir une partie des actifs de l’activité Machine To Machine de Sony Ericsson pour 32,5 millions d’euros en numéraire. Déjà bien implanté dans le secteur de l’automobile et la gestion des flottes en Europe, Wavecom compte sur cette acquisition pour développer sa visibilité sur ce marché en Amérique du Nord. L’activité M2M Communications de la joint venture Sony Ericsson a enregistré un chiffre d’affaires de 65 millions deuros en 2005, assorti d’une perte dexploitation (dont le montant na pas été communiqué).

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