Une commerçante nantaise accuse Groupon France d’escroquerie

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Les deals de Groupon ne sont pas toujours une bonne affaire pour les commerçants. Une responsable nantaise d’un magasin d’optique accuse le site Web de n’avoir pas respecté les termes de son contrat.

Récemment arrivé en fanfare sur le marché français, Groupon commence à créer la polémique, peut être dépassé par son succès et l’engouement rencontré auprès des internautes.

Le spécialiste américain des bons plans de proximité commence en effet à connaître quelques ratés avec certains commerçants partenaires.

Ainsi, la responsable du magasin Dalby Optique à Nantes, Odile Gandon-Renard, accuse Groupon France d’escroquerie.

En mars dernier, Groupon a proposé un deal à ses internautes qui, en réalité, n’aurait pas correspondu aux termes du contrat signé entre la responsable de la boutique d’optique nantaise et le site Web.

Pour Odile Gandon-Renard, les termes du contrat n’ont pas été respectés. Elle proposait en effet selon elle un deal pour « un type de produit particulier, les lunettes à verres progressifs et non les lunettes grand public. 90 % de ma clientèle sont des personnes âgées et seulement 10% sont des enfants ! L’offre Groupon n’était donc pas adressée à ma cible et ce n’était pas celle pour laquelle j’avais signé. Je ne pouvais donc pas répondre aux attentes des acheteurs de ce deal ».

En effet, depuis la publication de cette offre d’optique sur Groupon, des acheteurs du deal ne cessent d’appeler le magasin ou se déplacent en boutique pour réclamer leur produit, qui ne correspondrait pas, selon Odile Gandon-Renard, à l’offre promotionnelle que Groupon était censé mettre en avant.

« Je ne veux pas répondre à leurs demandes puisque ce n’est pas l’objet de mon accord avec Groupon », a-t-elle expliqué à Nantes.com.

D’après le directeur exécutif de Groupon, le contrat signalait bien que cette offre était destinée à  »des grandes marques de lunettes solaires ou optiques (correctives) ».

Selon Groupon, les acheteurs de cette offre promotionnelle n’étaient donc pas obligés de porter des verres correcteurs pour profiter de ce deal. Mais pour Odile Gandon-Renard, cette phrase montrait bien que l’offre était en fait réservée aux personnes ayant des problèmes de vue…

Finalement, le deal a été annulé et quelques 500  acheteurs nantais ont été remboursés après avoir validé le bon d’achat…


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