Compaq invente la batterie dactylo-rechargeable

Mobilité

La firme a breveté un système original qui rechargerait les batteries d’un portatif en exploitant l’énergie dépensée en tapant sur les touches du clavier. La découverte, dévoilée par le magazine New Scientist, ouvre la porte à des ordinateurs plus légers et d’une autonomie supérieure à dix heures.

Pour être vraiment léger, tout portatif digne de ce nom doit présenter des batteries de taille réduite. Mais du coup, c’est l’autonomie affaiblie qui menace de pénaliser l’utilisateur. Pour tordre le cou à l’éternel compromis entre autonomie et légèreté, Compaq s’est lancé sur la voie du portatif rechargeable? à la force des doigts. Selon un article à paraître dans le numéro du magazine New Scientist daté du 24 juillet, le constructeur a déposé aux Etats-Unis le brevet d’une technologie capable de recharger les accumulateurs d’un portatif grâce à l’énergie cinétique générée par les doigts en enfonçant les touches du clavier. Le principe fait appel aux bases de l’électromagnétisme : sous chaque touche du clavier, un aimant solidaire peut se déplacer au milieu d’une mini-bobine de fil électrique. Lorsque la touche est pressée puis remonte sous l’action de son ressort, elle génère à cause de son mouvement un petit courant électrique dans la bobine. Le courant est alors stocké dans une capacité. Lorsque celle-ci est en pleine charge, elle charge à son tour la batterie du portatif.

L’ingénieur Adrian Crisan, à l’origine de cette invention, a expliqué à New Scientist qu’elle pourrait porter l’autonomie des batteries traditionnelles à une dizaine d’heure. Elle permettrait aussi de fabriquer des portatifs encore plus légers, qui passeraient du seuil actuel de 1,5 kilogramme à celui de 1 kilogramme. Selon l’ingénieur, le procédé n’apporterait pas de gêne pour la frappe des touches. “Les aimants pèsent une fraction de gramme chacun, et la conversion d’énergie cinétique en énergie électrique ne devrait pas ajouter de résistance supplémentaire par rapport au retour du ressort”. Reste que le coût de cette technologie n’aurait pas encore pas encore déterminé. Ce qui peut laisser craindre que les premières batteries rechargées par le clavier n’apparaîtront pas de sitôt.

Pour en savoir plus : http://www.newscientist.com


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