Computer Associates compte sur les développeurs libres

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Peu à peu, les éditeurs propriétaires prennent conscience que le phénomène Open source est durable et tentent de s’en faire un allié.

Lors de sa conférence utilisateur, CA World, qui aura lieu ce mois-ci, l’éditeur américain Computer Associates (CA, voir édition du 22 avril 2004) devrait présenter sa nouvelle approche de l’Open source, révèle le site News.com. L’idée principale est de s’appuyer très largement sur la communauté des développeurs libres, forte de plus d’un million de contributeurs, pour réaliser ses nouveaux produits, en particulier ceux ayant trait à l’administration de systèmes. Il s’agira donc pour CA de piloter des projets Open source, de les financer et d’intégrer des logiciels libres dans ses propres offres. Cette approche n’est pas sans évoquer celles d’autres éditeurs comme IBM, qui a de même fait appel au vivier des développeurs libres dans le cadre du projet de plate-forme de développement Eclipse, ou encore Sun Microsystems pour le projet concurrent d’Eclipse (voir édition du 8 septembre 2004), NetBeans, et pour la suite bureautique OpenOffice.org. Autre exemple : celui de Novell, éditeur en perte de vitesse qui tente de s’arrimer à la dynamique Open source via le rachat du distributeur Linux Suse (voir édition du 5 novembre 2003).

Avantage concurrentiel

Bien évidemment, l’intérêt pour ces éditeurs est de réduire les coûts de développement de leurs nouveaux produits et de bénéficier de tout ce qui est déjà disponible en Open source. Ce qui revient à transformer le logiciel libre, qui a longtemps fait figure de concurrent des logiciels propriétaires, en avantage concurrentiel. Nul doute que leur exemple sera suivi à l’avenir par d’autres, remodelant peu à peu la façon de concevoir les logiciels. A ce sujet, Marc Fleury, le patron de l’éditeur du serveur d’applications J2EE libre JBoss, évoquait récemment la possibilité de piloter le développement d’un serveur d’intégration de type ESB (Enterprise service bus), l’idée étant de réaliser le noyau de l’applicatif et d’inciter les éditeurs propriétaires à le compléter par des fonctionnalités différenciatrices (voir édition du 27 avril 2004). Peut-être ce principe présidera-t-il, à l’avenir, à la conception de nombreux logiciels.


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