Concours d’Innovation Numérique : 22 lauréats sous l’étendard French Tech

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Sous la houlette du Commissariat général à l’investissement, 22 projets ont été primés pour la 2e édition du Concours d’Innovation Numérique.

Lundi 1er février 2016, le rideau se fermait sur la deuxième édition du Concours d’Innovation Numérique (CIN), avec la proclamation des lauréats.

Sur 134 dossiers déposés, 22 ont été primés dans le cadre de cet appel à projets continu ponctué de « relevés de dossiers » périodiques*, sous la houlette du Commissariat général à l’investissement.

Les entreprises sélectionnées vont bénéficier, sur 12 à 18 mois dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir, d’un financement partiel de leur activité.

En l’occurrence, jusqu’à 50 % sur l’assiette des dépenses éligibles telles que les frais de personnel, les coûts de recherche contractuelle et frais généraux additionnels (plus de précisions dans la documentation au format PDF). Cette aide, plafonnée à 1,5 million d’euros, sera apportée par Bpifrance sous forme – à parts égales – de subventions et d’avances remboursables.

Les projets lauréats ont franchi deux étapes : une présélection sur la base du dossier écrit, puis une audition suivie d’une instruction détaillée en vue de la décision de financement.

Dans tous les cas, ils sont portés par une ou plusieurs entreprises répondant à la définition européenne de la PME (« entreprise autonome qui emploie moins de 250 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 50 millions d’euros ou dont le total du bilan annuel n’excède pas 43 millions d’euros ») ; ou par une ETI associée à au moins une PME.

Des données à exploiter

Dans l’ordre alphabétique, le premier projet lauréat se nomme Arthrosim. Porté par la start-up Biomedex, il exploite l’impression 3D pour concevoir, à destination des chirurgiens, des maquettes de simulation d’articulations fonctionnelles et dynamiques.

Porté par MocapLab, ASTRe (« Avatar Signant en Temps Réel ») consiste en une exploitation industrielle de la technologie Sign3D pour l’enregistrement complet et simultané de toutes les modalités de la langue des signes (corps, doigts, visage, yeux).

Porté par Scaled Risk, Big data finance propose un complément à Hadoop et à HBase pour le transport et le traitement de l’information bancaire, avec des capacités de mise en place de limites et de création de rapports.

BrainWeb, porté par myBrain, est une plate-forme pour l’entraînement et la mesure de l’activité cérébrale, afin de prédire et de soigner les maladies neurologiques.

Retour dans le big data avec Databerries, une plate-forme destinée à optimiser la performance des opérations de marketing sur mobile.

Deepki donne aussi dans l’exploitation de données, mais sur de grands parcs de bâtiments pour détecter les économies d’énergie réalisables.

Du côté d’eGull, on développe de services et applications de mesure de l’activité des golfeurs sur les montres connectées et les smartphones.

De l’art et des avions

Chez Expressive, on s’intéresse au marché de la production musicale avec des offres matérielles et logicielles basées sur des interfaces évoluées pour la gestion des sons issus des synthétiseurs.

Avec Educlever à la baguette, GPS EDU se présente comme une solution de « pédagogie adaptative » pour la lutte contre le décrochage scolaire, grâce à une cartographie des compétences.

Dans la même catégorie, on trouve le projet inDDi (porté par FeniXX), qui implique la numérisation et la commercialisation, auprès du grand public, des livres reconnus « indisponibles » au sens de la loi du 1er mars 2012. C’est-à-dire qu’ils sont encore sous droit, mais non disponibles auprès de l’éditeur et ne faisant plus l’objet d’aucune diffusion commerciale.

Chez USIN ART, on s’est distingué avec La scène connectée, un logiciel de numérisation du patrimoine chorégraphique qui doit permettre de conserver, via des technologies de type Kinect, des « composantes invisibles » comme l’émotion et l’intention des artistes.

Legalstart est aussi au palmarès avec sa plate-forme en ligne destinée à automatiser la gestion des problématiques administratives et juridiques associées à la création et à la modification de sociétés et d’associations.

Option Way est également sur la liste avec son service de prédiction de l’évolution des prix des billets d’avion. Tout comme LBOTP (« Load Balancing Optimization for Package Transportation ») et sa solution Web logistique intégrable sur les sites marchands, avec un service de livraison en moins de 2 h.

Dans la robotique, on trouve Leka, spécialisé sur l’apprentissage des enfants autistes. Suit MPS (« Mobile Print Services ») et son service de gestion des impressions mobiles via des imprimantes implantées dans des lieux ouverts.

Tout connecté

Autre thématique avec Mon manuel connecté, porté par lelivrescolaire.fr. L’objectif : personnaliser les manuels scolaires numériques en modifiant des contenus ou en en créant de toutes pièces.

Retour dans la logistique avec InnovOrder et son outil Neworder, pour la prise de commandes autonome et la fidélisation dans les chaînes de restaurants.

Dans la rubrique mobilité urbaine, on repère af83 et son projet O tempora, un calculateur d’itinéraires multimodaux qui a la particularité de baser ses résultats sur le facteur temps et non sur les points d’intérêt géographiques.

Autre particularité : celle du projet PH Cloud, qui associe deux entreprises. Cozy Cloud et Gandi ont monté une plate-forme de cloud personnel modulaire vouée à réunir toutes les données sur un serveur personnel en France, avec une marketplace de services du quotidien (messagerie, gestion de contacts, banque, etc.).

Deuxième acteur de la robotique sur la liste des 22 : FYBOTS et son projet 3 petits bots, fait de plusieurs robots balayeurs pour les sites industriels.

On conclut avec RSAI (« Robot de Surveillance Aérienne d’Infrastructures »), porté par Dibotics pour l’inspection 3D automatisée avec des drones, dans une optique de surveillance et de maintenance d’infrastructures stratégiques.

* Les « relevés de dossiers » ont eu lieu le 8 juillet et le 4 novembre 2015. Pour le 3e appel à projets, ils se tiendront le 2 mars, le 6 juillet et le 3 novembre 2016.

Crédit photo : tawan – Shutterstock.com


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