Concurrence russe pour Intel

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Une banque britannique cherche à lever des fonds pour faire sortir des limbes une puce conçue en Russie. Selon ses promoteurs, le E2K pourait surclasser les futurs Itanium d’Intel.

Trois cent millions de francs. C’est ce qu’il manque à une équipe de chercheurs russes qui affirment avoir mis au point une puce qui laisserait les Itanium d’Intel sur place. Notre confrère News.com annonce que la banque d’investissements britannique Robert Fleming affirme pouvoir réunir d’ici six mois les fonds nécessaires pour boucler les simulations et fabriquer les premiers prototypes.

En février dernier, les ingénieurs russes avaient rendu publiques les grandes lignes de leur projet. Ils affirment que l’E2K pourrait être de 2 à 5 fois plus puissant que l’Itanium. Mais leur composant n’existe encore que sur le papier, et sous forme de simulations informatiques. Depuis, plusieurs brevets ont été publiés aux Etats-Unis, qui permettent d’en savoir plus sur l’E2K. Ils portent sur des fonctions clés des processeurs, comme la gestion de boucles de calculs répétitifs ou l’optimisation des opérations sur les nombres à virgule.

L’entreprise de Boris Babaian, Elbrus International, est renommée dans l’univers informatique. Elle travaille également au développement de logiciels pour le compte de Sun. La plupart des ingénieurs d’Elbrus International ont travaillé pendant vingt ans à la mise au point des composants pour l’armée soviétique. Leurs travaux s’appuient sur trois générations de puces conçues pour les supercalculateurs des systèmes balistiques soviétiques. Les premiers prototypes d’E2K pourraient apparaître d’ici deux à trois ans, si les fonds nécessaires sont trouvés. D’ici là, Intel aura sans doute fait des progrès avec l’Itanium et ses successeurs.

En savoir plus: Elbrus International


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