Concurrence télécoms : la Commission européenne reste vigilante

Mobilité

Bruxelles appelle les autorités de régulation télécoms des Etats membres à
améliorer la concurrence. Car des mauvais réflexes persistent.

La Commission Européenne a renouvelé ses menaces contre les Etats membres de l’Union européenne qui tentent encore de protéger les grands opérateurs récalcitrants issus d’un monopole historique.

L’Europe a encore un long chemin devant elle avant de pouvoir se prévaloir d’un marché des télécoms réellement ouvert et concurrentiel, à en croire un récent rapport émis par Bruxelles.

Le rapport a examiné plus de 600 décisions réglementaires soumises par les autorités de régulation nationales du secteur télécoms (NRA) dans le cadre du ré-examen de la réglementation européennes des télécom (review).

Traditionnnellement, les NRA vérifient que les cadres règlementaires télécoms prises dans chaque Etat membre sont calqués sur les directives européennes dans ce domaine (dispositif connu sous le nom de procédure de l’article 7).

En amenant les NRA à passer en revue leurs décisions avec la vision de la Commission européenne, un paysage plus concurrentiel s’est dessiné en Europe. Ce qui bénéficie aussi bien aux opérateurs qu’aux clients finaux grâce à des prix plus bas et un choix de services télécoms vaste, assure la Commission.

Mais il existe toujours des obstacles à dépasser, estime Viviane Reding, Commissaire européenne en charge des médias et de la Société de l’Information.

“Nous devons à présent supprimer les dernières incohérences afin d’aplanir le marché en Europe et de promouvoir le développement d’opérateurs et de services paneuropéens”, explique-t-elle.

La dernière déclaration officielle de la Commission est vue par les experts en télécoms comme un avertissement clair lancé aux NRA indiquant qu’elle ne tolérerait aucune tentative visant à protéger les opérateurs nationaux qui perdraient des parts de marché face à une concurrence naissante.

Au début du mois, le principal opérateur espagnol Telefónica a été condamné par la commissaire européenne Neelie Kroes à une amende de 152 millions d’euros en raison du maintien de ses services haut débit à un prix 20 % supérieur à celui des autres Etats membres.

Les autorités allemandes risquent également de s’attirer les foudres de la Commission concernant les ?vacances réglementaires’ accordées à Deutsche Telekom en matière de concurrence dans le domaine des services haut débit.

Traduction d’un article de Vnunet.com en date du 13 juillet 2007


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