La conduite autonome vue par Renault fait aussi un détour par Transdev

Mobilité
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Renault-Nissan et Transdev vont développer des services mobiles avec des véhicules électriques autonomes. Les partenariats se multiplient dans le monde.

Le groupe Renault-Nissan et Transdev (alliant la Caisse des Dépôts et Consignation et Véolia) vont développer des services mobiles avec des flottes de véhicules électriques autonomes pour des segment d’offres de transport (public, à la demande).

L’alliance a été officialisée dans le cadre du Mobile World Congress de Barcelone.

Les deux groupes concernés évoquent un contrat de recherche dans ce sens. La collaboration va tourner autour de la « conception d’un système de transport complet et modulaire ».

Les clients pourront réserver leurs trajets et les opérateurs pourront exploiter leurs flottes de véhicules autonomes.

« Le partenariat avec Transdev permet de partager nos compétences de leader en matière de véhicule électrique, de conduite autonome et de voiture connectée, avec l’un des principaux opérateurs de mobilité multimodale au monde », évoque Ogi Redzic, Directeur Alliance Véhicules Connectés et Services à la Mobilité, cité dans le communiqué.

Première illustration de cette collaboration : des essais de terrain à Paris-Saclay seront menés avec des modèles de véhicule électriques Renault ZOE et la plateforme de répartition à la demande, de supervision et de routage élaborée par Transdev.

De son côté, au nom du groupe Transdev, le directeur de la performance Yann Leriche met en avant l’acronyme PACE pour « Personnalisée, Autonome, Connectée et Electrique » pour qualifier la « mobilité du futur ».

Partenariats technologiques tous azimuts

Le groupe Renault-Nissan a signé d’autres accords pour avancer dans le développement de la conduite autonome. On peut évoquer Microsoft afin de développer « une plateforme mondiale unique » mais aussi la NASA ou DeNA.

Cette  société Internet japonaise qui compte développer des véhicules sans chauffeur destinés aux services commerciaux.

A travers la start-up nuTonomy qui cherche à développer des flottes de taxis sans chauffeur, d’autres expérimentations sont apparues à Singapour et à Boston et elles impliquent des modèles électriques autonomes ZOE par Renault.

Les partenariats technologiques se multiplient dans ce sens. Au CES 2017, le groupe automobile  en avait présenté quatre – OSVehicle, ARM, Pilot et Sensoria – pour des projets d’open innovation pour avancer dans trois directions de la révolution dans l’automobile : « électrique », « connectée » et « autonome ».

Plus tôt, lors du Web Summit de novembre 2016, Carlos Ghosn, P-DG du groupe Renault, avait annoncé un accord avec Chronocam pour la mise au point de capteurs de vision censé marquer un point de rupture dans les solutions de vision artificielle appliquées au secteur automobile.

D’ici 2020, le groupe Renault-Nissan prévoit de lancer une dizaine de modèles équipés de fonctions de conduite autonome. Avec la perspective d’enclencher un marketing de masse sur des véhicules vraiment autonomes dès l’année suivante.

« Avec la conduite autonome et les véhicules et services connectés, nous sommes fermement engagés dans la course pour concevoir le véhicule du futur », évoque Carlos Ghosn. Mais la course à l’innovation est effrénée entre constructeurs mondiaux.

(Crédit photo : Transdev – Renault)


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