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Actualité

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Coupure câbles sous-marins : Akamaï propose de visualiser la panne

Le fournisseur de solutions de distribution de contenus a mis en ligne une animation sur les problèmes de latence générés. L’IUT n’exclut pas un sabotage.

Récemment, plusieurs câbles de télécoms sous-marins en Mer Méditérranée ont été victimes d’avaries, laissant ainsi la place aux rumeurs les plus folles. Que ce soit en Inde, en Egypte ou plus généralement au Moyen-Orient, le trafic Internet continue d’être fortement dégradé, mettant à mal les relations économiques de ces pays. Mais dans cette crise, certains prestataires technologiques profitent de « cet incident » pour démontrer la vulnérabilité du réseau mondial et par la même occasion mettre en avant leurs capacités d’adaptation.

C’est le cas d’Akamaï, l’un des leaders mondiaux dans les solutions pour accélérer la distribution de contenus. Sur son site Internet, le prestataire a mis en ligne une animation vidéo autour d’une carte du monde établie à partir des données recueillies par son réseau de serveurs (accessible au format QuickTime)


Ce montage permet ainsi de visualiser l’impact des câbles endommagés sur les temps de latence subis par les internautes au cours des 36 heures après la coupure des deux câbles en Mer Méditerranée [les lignes jaunes, oranges et rouges indiquent un temps de latence supérieur à la moyenne de respectivement 50 %, 100 % et 200 % ou plus, NDLR]. Sachant que d’autres câbles sous-marins avaient été sectionnés dans le Golfe dans la même période (fin janvier, début février).

Appel à la technologie SureRoute

Dans ces conditions, comment Akamaï a garanti aux entreprises que leurs communications ne sont ni retardées, ni bloquées Internet ? Le prestataire s’est appuyé sur la technologie SureRoute exploitant sa plate-forme EdgePlatform.

« Un dispositif intelligent permet in fine d’optimiser le transit des données et de trouver un itinéraire hautement performant et toujours disponible », assure Akamaï.

Pour arriver à un tel résultat, Akamai s’est appuyé sur son réseau de serveurs couplé à la technologie SureRoute conçue par Netli, une société acquise en mars 2007, qui vient pallier aux inconvénients du protocole BGP (Border Gateway Protocol, voir la définition sur Wikipedia). Celui-ci est traditionnellement utilisé par les éditeurs et fournisseurs de services Internet pour échanger et acheminer les données entre les différents réseaux.

Des solutions alternatives

« Aucune région du monde n’est à l’abri en cas d’endommagement d’une partie critique de l’infrastructure Internet. Ce qui se passe actuellement ne veut pas dire que les infrastructures Internet des zones touchées sont nécessairement inférieures à celles de telle ou telle autre zone. Cet événement montre simplement que, du fait de ses propres vulnérabilités, le réseau Internet peut être interrompu à tout moment », déclare Robert Hughes, vice-président exécutif d’Akamai en charge des ventes mondiales, des services et du marketing, cité dans le communiqué de presse.

Pour les entreprises qui n’auraient pas les moyens d’utiliser un tel système relativement onéreux, il existe d’autres applications ou services pour optimiser la circulation des flux à travers la planète. Citons ainsi Cisco Systems qui propose tout comme Internap, un système d’optimisation du routage selon différents paramètres (vitesse de chargement, cout opérateur, latence…).

Les données critiques pourront ainsi continuer à être transporter rapidement vers leur destination finale et échapper à tout imprévu. Ne pas être touché par les catastrophes majeures et autres engorgements de la toile est donc possible, mais cela a un prix.

Coupure câbles sous-marins : possible sabotage, selon l’UIT
Un acte de sabotage n’est pas exclu. C’est l’avis de Sami al-Morched, chef de bureau de développement de l’Union internationale des télécommunications (UIT), interrogé lundi par l’AFP, lors d’une visite à Doha (capitale du Qatar). « Nous n’écartons pas qu’un acte de sabotage soit à l’origine des coupures de câbles sous-marins survenues il y a deux semaines (…) D’autant que que ces câbles sont situés à de grandes pronfondeurs en mer et que les navires ne peuvent pas les heurter ».

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