Courrier électronique sous haute surveillance

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Plus de 20 personnes ont été licenciées dans le groupe New York Times pour avoir fait un mauvais usage du courrier électronique. Un coup de poing sur la table qui confirme la tendance croissante des entreprises à surveiller leurs salariés.

Il ne fait pas bon envoyer des images “offensantes” dans ses messages électroniques. Vingt-trois employés d’un centre de gestion financière du groupe New York Times l’ont appris à leurs dépens, comme l’explique une dépêche de l’agence Associated Press publiée sur le site du quotidien américain.

Si le contenu incriminé n’a pas été rendu public, le mémoire adressé à l’ensemble des employés du groupe pour justifier la mesure disciplinaire souligne que le courrier électronique ne peut être utilisé pour “créer, faire suivre ou afficher tout contenu offensant, photographies, graphiques et sons inclus.” Les responsables du groupe ont expliqué à Associated Press qu’ils n’ont pas l’habitude d’espionner les messages de leurs employés, mais qu’ils avaient enquêté après avoir été averti de certaines pratiques. L’affaire souligne à quel point les entreprises pratiquent la surveillance de la messagerie de leurs personnels.

De puissants outils informatiques permettent de repérer rapidement le contenu de messages. Utilisés dans les pays totalitaires pour surveiller la dissidence, ils semblent se répandre dans les entreprises. De nombreux sites se sont précipités sur le créneau ouvert par le recours accru à la surveillance. A l’instar de ziplip.com, ils permettent d’échanger du mail sous la protection d’un serveur Web sécurisé par cryptage, ou encore de naviguer sur la Toile sans crainte d’être découvert.

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