CWM va révolutionner le stockage des données

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L’OMG, Object Management Group, dévoile CWM pour Common Warehouse Metamodel, le nouveau standard de stockage et d’échange des métadonnées qui révolutionnera le datawarehousing. Oracle, le leader de la base de données, est l’un des acteurs à l’origine de ce standard. En face, Microsoft se met hors jeu. Contre les supporters du standard de l’OMG ?

Oracle, un des initiateurs et contributeurs originels de Common Warehouse Metamodel, avec notamment IBM, Hewlett-Packard, Sun, Unisys et Hyperion, approuve naturellement la nouvelle norme de méta-données basée sur XML. Dans la foulée, le mastodonte annonce le lancement de sa gamme d’outils de gestion de métadonnées, OneMeaning, ainsi qu’un kit de développement Common Warehouse Metamodel pour permettre l’intégration entre les produits d’Oracle et ceux d’autres fournisseurs. Déjà, Oracle a porté ? comme l’ensemble des acteurs ? sa gamme sous XML, le standard d’échange des données. Il est à prévoir que les autres acteurs du secteur feront de même avec CWM qui apparaît comme la norme internationale du stockage des données liés aux systèmes décisionnels et au datawarehousing (les entrepôts de données). Jean-Marc Defaut, responsable des applications décisionnelles chez Oracle France décrit simplement les atouts du standard : “CWM permettra de fédérer le stockage et l’échange dans l’environnement de datawarehousing. Cet environnement comprend nécessairement une base de données, un outil d’extraction, de transformation et de transports des données, une application de gestion de modélisation de la base et entre 3 et 5 outils d’accès aux données. Soit, au total, 5 à 9 outils différents et la contrainte de les gérer et de faire communiquer leurs dictionnaires. CWM offre donc une plate-forme unique pour stocker et échanger ces métadonnées. Aussi, les applications décisionnelles d’Oracle vont supporter le CWM”.

Pour autant une question épineuse se pose : l’Object Management Group soutenu par les géants comme Oracle et IBM donne une impulsion au standard Common Warehouse Metamodel. Mais quelle sera la légitimité de ce standard étant donné l’absence manifeste de Microsoft dans cette instance internationale ? De toute évidence, l’adoption la plus large par les acteurs de l’industrie du datawarehousing de ce standard unique serait providentielle. Les métadonnées concernent les informations qui décrivent les données qui résident dans les bases de données et les systèmes décisionnels. “Un standard comme Common Warehouse Metamodel faciliterait grandement l’intégration des données issues de sources multiples lors de la construction de bases de données”. déclare Andrew Watson, vice président de l’OMG.

Des fournisseurs offrent déjà des produits qui supportent la spécification CWM, Oracle en tête avec son récent Warehouse Builder. L’année dernière, le groupe Meta Data Coalition lançait son propre standard de métadonnées baptisé Open Information Model. Aussi, en avril dernier, la coalition et l’OMG déclaraient leur intention de coopérer pour s’accorder sur un standard unique. Toutefois, aux dernières nouvelles, les supporters du standard de l’OMG déclarent que ce but n’a pas été atteint. Le hic ? Thomas Murphy, analyste au Meta Group expose : “La plupart des données d’entreprise sont gérées avec les outils d’Oracle, d’IBM, et de Microsoft. Ce qui rend la coopération extrêmement critique”. Toutefois, cet observateur ne pense pas que l’adoption de ce standard provoquerait des répercussions immédiates pour les directeurs informatiques, étant donné le nombre relativement faible des logiciels basés sur des spécifications disponibles.

A l’inverse, Oracle soutient que le CWM représente une avancée importante pour l’industrie des échanges de données. Et que cela accélérera la capacité des entreprises utilisatrices pour passer de “la donnée à la décision”. Car CWM définit un format de métadonnées pour l’intéropérabilité de toutes les bases de données, des applications d’intelligence économique et des outils de portail d’entreprise. Concrètement, en utilisant CWM, les utilisateurs des outils d’Oracle peuvent agréger des données client fragmentées pour une analyse commerciale plus holistique (une organisation complète qui s’utilise telle quelle, sans séparer les maillons qui la constitue). Par exemple, dans le cadre d’échanges de métadonnées avec des outils d’Oracle, Warehouse Builder fournit l’intégration des données et l’accès aux métadonnées depuis diverses sources d’information disparates comme les applications ERP (comme la E-Business Suite d’Oracle et SAP R/3) ou aux données issues du trafic de l’e-commerce.

Pour en savoir plus : Le site de l’OMG


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