DataDome : le chasseur de bots lève 1 million d’euros

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DataDome, dont l’offre SaaS associe la monétisation des contenus Web et leur protection contre les robots, lève 1 million d’euros.

Le Village by CA n’a pas manqué de relayer la nouvelle : une jeune pousse arrivée en son sein il y a quelques mois vient de lever 1 million d’euros.

Cette jeune pousse, c’est DataDome. Spécialisée dans la protection et la monétisation des contenus Web, elle a séduit des business angels tels que Thibaud Elzière et Quentin Nickmans (eFounders), Justin Ziegler (PriceMinister) ou encore Francis Nappez (BlaBlaCar).

L’incubateur parisien 50 partners, avec lequel des liens s’étaient noués au printemps dernier dans le cadre de la première édition du concours de start-up UberPITCH, participe également à ce tour de financement bouclé fin 2016.

Disposant pour l’heure de points de présence en Irlande, en Allemagne et aux États-Unis via Amazon Web Services, ainsi qu’en France par l’intermédiaire d’Online, DataDome se projette un peu plus vers l’international avec son offre SaaS* dont les groupes médias et les acteurs du e-commerce constituent les principales cibles.

Faire le tri

Le principe ? Surveiller, en temps réel, le trafic entrant des sites, afin de repérer les robots. Puis de laisser passer les « bons » (garants de visibilité ; typiquement, ceux associées aux moteurs de recherche et aux agrégateurs), tout en bloquant les « mauvais ».

Dans cette catégorie figurent les bots destinés à extraire des contenus… et parfois à les republier, éventuellement après traduction, au mépris des questions de copyright, avec les conséquences que cela implique sur le SEO et les revenus publicitaires.

On y trouve aussi les robots conçus pour aspirer des données en exploitant les vulnérabilités logicielles des serveurs Web, ceux utilisés dans une optique de veille concurrentielle et ceux qui servent un objectif de fraude publicitaire.

Un module que le client installe côté serveur fait l’interface avec la plate-forme cloud de DataDome, qui analyse chaque « hit » – en d’autres termes, chaque élément chargé par une page Web – et bloque les tentatives d’accès correspondant aux critères de détection des bots.

L’idée est de filtrer les programmes pensés pour passer sous le radar de solutions comme celles de CloudFlare et Arbor Networks, qui permettent d’automatiser les défenses contre les attaques distribuées reposant sur le traitement des accès par volumétrie.

De la data à revendre

Au-delà de l’aspect cybersécurité, DataDome a développé une brique de monétisation à destination des entreprises qui ignorent dans quelle mesure leurs contenus peuvent intéresser d’autres sociétés ou qui ne disposent pas des solutions techniques pour les céder.

La mise en relation avec ces « parties intéressées » – qui peuvent être aussi bien des éditeurs d’outils de BI que des experts SEO ou des services de génération de leads -se fait par l’intermédiaire d’une place de marché assortie d’une API.

Comptant dans son portefeuille des références telles que Webedia, Les Échos et Le Parisien, DataDome s’était distingué l’an dernier dans le cadre de la 16e édition du concours Tremplin Entreprises, organisé par le Sénat et l’ESSEC. Le grand prix lui avait été attribué dans la catégorie « Internet et services ».

À son origine, on trouve Benjamin Fabre et Fabien Grenier, qui assurent respectivement les fonctions de président et de directeur général via leurs sociétés Fabre Development et Grenier Développement.

Le duo est aussi à l’origine de TrendyBuzz (écoute et analyse des médias sociaux), vendu en 2014 à Linkfluence. Et, plus anciennement, de l’agence Web CD Net.

* L’offre gratuite permet le suivi du trafic avec un historique de 72 heures. Pour accéder au blocage avec un mois d’historique, il faut compter entre 50 et 700 euros par mois, tarification dépendant essentiellement du nombre de « hits » à analyser.


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