De l’ADSL à 50 Mbits/s pour la télévision de demain

Mobilité

Les taux de transfert offerts par le haut débit ne permettent pas encore de proposer des services de vidéo à la demande ou de télévision en temps réel de qualité. Avec sa technologie à 50 Mbits/s, Centillium pourrait révolutionner le secteur.

L’ADSL à 512 voire 1 024 Kbits, c’est bien. A 50 Mbits/s, c’est mieux, beaucoup mieux ! Centillium, société californienne spécialisée dans la conception de circuits logiques (chipsets) dédiés aux technologies de communication haut débit, vient d’annoncer avoir atteint les 50 Mbits/s en voie descendante (download) et 3 Mbits/s en voie montante (upload). Pour atteindre de tel débits, Centillium a développé sa propre technologie, baptisée eXtremeDSLMAX, qui mélange savamment architecture du silicium et algorithmes avancés. eXtremeDSLMAX supporte le signal jusqu’à 7 kilomètres même si l’entreprise ne fournit aucune précision sur la déperdition du taux de transfert sur une telle distance. Pour mémoire, l’ADSL se limite aujourd’hui à 8 Mbits/s en download et 640 Kbits/s en upload sur une distance maximale de 5,6 kilomètres.

Cet ADSL hyper véloce fonctionne bien entendu sur la paire de cuivre habituelle du téléphone. La compatibilité avec les équipements actuels des opérateurs constitue l’autre point fort de cette technologie propriétaire. Elle nécessitera cependant le renouvellement des modems qui devront être équipés des nouveaux chipsets dont Centillium doit encore annoncer la mise en production. Ce n’est pas la première annonce du genre. En février 2003, Centillium présentait des chipsets, les Palladia 210 (P210), déjà capables de dépasser les 20 Mbits/s.

Vidéo à la demande et streaming

Ce taux théorique de 50 Mbits/s permettra de télécharger un DVD de 4,7 Go en 13 minutes environ, alors qu’il faudrait plus de 10 heures avec une liaison à 1 024 Kbits/s. Outre la vidéo à la demande (VoD) et le streaming (flux continu), un tel taux de transfert permettra de supporter la télévision en temps réel, laquelle nécessite des débits d’environ 3 Mbits/s en MPEG-2. Sans parler des services de télévision haute définition (HDTV), peu développés, il est vrai, en France. Mais, quand bien même la technologie de Centiullium s’implanterait rapidement dans nos équipements, il n’est pas certain que le réseau soit aujourd’hui en mesure de supporter de telles charges multipliées par des dizaines de milliers, voire des millions d’utilisateurs. Centillium nous offre un aperçu de ce que sera probablement Internet dans un avenir plus ou moins proche.


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