Décalé IT : Barack Obama à Paris ? Non, c’est le numéro 2 d’Oracle

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Le président d’Oracle est intervenu lors d’un séminaire du groupe IT à Paris. Vision un peu troublée sur fond de CRM 2.0 en période de crise.

Retour sur le premier évènement IT de la semaine : le 20 octobre, Charles Phillips, président d’Oracle, est intervenu à l’occasion d’un séminaire Oracle portant sur l’entreprise 2.0 et la gestion de la relation clientèle organisé à Paris et sponsorisé par Accenture. Les visites du bras droit de Larry Ellison à Paris sont extrêmement rares. La tentation est trop grande d’assister à son intervention.

Surprise : en cette période de dernière ligne droite dans la course à la Maison-Blanche, on a l’impression de voir monter Barack Obama sur l’estrade.
Serions-nous victime d’un effet de persistance rétinienne ? Il s’agit en réalité de Charles Phillips mais la ressemblance est sidérante d’un point de vue physique mais aussi de style. Saisissant surtout vu du fonds de la vaste salle de conférence (les journalites étaient invités à suivre l’intervention au fond de la salle).

A se demander s’il n’y a pas un effet de communication corporate derrière cette prestation ? (“vous pouvez éteindre votre télé et reprendre des activités normales”, comme dirait les Guignols de l’Info)

Au cours de sa keynote devant un parterre de plusieurs centaines de professionnels IT, Charles Phillips a effectué un tour à 360° de son groupe leader mondial dans les problématiques de gestion de bases de données (3000 produits, 2000 brevets, 20 000 développeurs, 3 milliards de dollars de dépenses de développement…). Le champ d’investigation d’Oracle ne cesse de s’élargir au regard des multiples opérations de croissance externe (“50 acquisitions au cours de 44 derniers mois”).

Réduire la complexité, simplifier l’environnement

Le groupe américain assure disposer du leadership dans des secteurs-clés de l’IT comme les bases de données, la gestion de la base de données clients, le middleware et les application de performance en entreprise. Le tout intégré dans un même socle d’infrastructure. “Vous trouverez tous les codes dont vous avez besoin pour faire tourner votre système”, explique Charles Phillips, qui affiche l’ambition d’Oracle : “réduire la complexité et simplifier l’environnement”.

En ces temps indécis pour générer du business, le numéro deux du groupe IT revient sur la nécessité de porter une attention plus particulière au volet CRM : renforcer les liens avec ses clients, développer des interactions plus fréquentes et plus denses, encourager le modèle low cost et favoriser la réactivité. “Faire plus avec moins”, pourrait-on résumer.

Excellente transition pour aborder les solutions CRM 2.0 d’Oracle qui tournent autour d’un triptique : “collect” (pour les transactions), “analyse” et “engage” (développer les conversations et mulitplier les interactions dans divers réseaux : consommateurs, clients…). Il avait même préparé un exemple concret : la gestion des relations presse en mode 2.0 chez Oracle. “Deux fois plus de couverture média avec une diminution des coûts de 50%”, assème Charles Phillips. Terrible la vision RP 2.0, non ?


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