Décisionnel et BPM : Hyperion en vedette du “Summit 2008” d’Oracle

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Un an après le rachat d’Hyperion, Oracle invite ses clients à une présentation de son offre de décisionnel et de pilotage de la performance.

Le 20 février 2008, Oracle France a profité de son séminaire “Business Intelligence & Performance Management Summit” pour le marteler à l’envi à ses clients et prospects : selon ses propres prévisions, l’avenir des marchés du décisionnel et du pilotage de la performance (EPM ou Enterprise Performance Management) est radieux.

Sans surprise, un an après le rachat d’Hyperion, le groupe a également survolé les principales fonctionnalités d’EPM Workspace, sa suite intégrant des outils de décisionnel et les applications de pilotage de la performance qu’il a héritées d’Hyperion. Un dernier créneau que Gauthier Vasseur, directeur de la stratégie EPM (Enterprise Performance Management), définit comme “le rassemblement sous une même ombrelle de l’ensemble des processus de l’entreprise, qu’ils soient financiers ou opérationnels”.

Rapprochement des équipes

En ce qui concerne l’intégration d’Hyperion, Alain Blanc, vice-président senior EPM / BI pour la zone “Europe, Moyen-Orient et Afrique” chez Oracle, a tout d’abord indiqué que les équipes européennes d’Hyperion ont fusionné avec celles d’Oracle. En France, où le rapprochement entre les équipes d’Hyperion et d’Oracle a été finalisé en décembre, l’entité EPM / BI compte désormais une centaine de salariés, selon Karina Olsen, ex-présidente d’Hyperion France désormais à la tête de cette unité.

Le budget alloué par le groupe pour la recherche et le développement sur ce créneau aurait par ailleurs été doublé cette année, d’après Alain Blanc, qui affirme qu’il table désormais sur “une croissance de 50% par an sur les prochaines années”.

Pour justifier son optimisme, Gauthier Vasseur rappelle de son coté que “15 milliards de dollars ont été investis durant ces derniers mois dans des acquisitions liées au décisionnel et au pilotage de la performance”. Il intègre dans ce chiffre les 3,3 milliards de dollars injectés par Oracle dans Hyperion et les 4,8 milliards de dollars investis par SAP pour s’offrir Business Objects, des opérations auxquelles s’ajoutent une multitude de rachats de moindre envergure, dont celui d’Interlace par Oracle fin 2007.

Enfin, à noter qu’Oracle évalue actuellement ses part de marché à “26 ou 27% sur ces deux segments”, devant le deuxième acteur, à savoir son concurrent SAP qui revendiquait récemment 17% de parts de marché sur ce même périmètre.

(Article modifié le 21 février 2008)


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