Deezer se lance dans un tour du monde en 180 jours

Entreprise
musique numérique

Deezer envisage d’investir près de 200 pays dans les six mois à venir. La start-up se refuse toutefois à poser ses valises aux Etats-Unis et au Japon, qu’elle considère comme des marchés saturés.

Deezer annonce un année haute en couleurs pour son service de streaming musical. La start-up française envisage d’ouvrir son écosystème à 200 pays d’ici à l’été 2012. Etats-Unis et Japon, 25% du marché à eux deux, sont toutefois aux abonnés absents.

Les premières escarmouches outre-Manche et au Plat Pays n’étaient qu’un feu de paille, un arbre devant la forêt d’ambitions révélées au grand jour à l’occasion de la conférence LeWeb 2011, organisée à Saint-Denis (banlieue parisienne).

Têtes d’affiche de ce tour du monde en 180 jours, l’Irlande et les Pays-Bas ouvriront la voie à la colonisation du Vieux Continent, à l’aube d’une nouvelle année qui marquera une excursion en Amérique du Sud suivie d’une percée en terre africaine, où l’accès à Internet reste une denrée rare.

L’expansion se poursuivra jusqu’en juin, notamment au Moyen-Orient, pour s’achever près de six mois après le lancement des hostilités en Allemagne (15 décembre) et en Russie (le lendemain).

A titre comparatif, Spotify s’est officiellement implanté dans treize contrées, exclusivement situées en Europe ou de l’autre côté de l’Atlantique.

Absents de marque, le Japon et les Etats-Unis, qui génèrent pourtant près d’un quart des revenus de la musique en ligne, s’attirent les foudres de Deezer, en qualité de “marchés peu porteurs car arrivés à saturation“.

Malgré les limitations que sont parvenu à lui imposer les ayants droit (en point d’orgue, ce bridage à 5 heures d’écoute mensuelle pour les titulaires de comptes de base), le site a repris du poil de la bête depuis son intégration dans l’Open Graph de Facebook.

Le P-DG Axel Dauchez revendique ainsi 20 millions d’inscrits, dont près de 7% d’abonnés à l’une des formules payantes, de l’ordre de 4,99 à 9,99 euros par mois.

Cela fait dix ans que piratage et téléchargement illégal retardent l’avènement de la musique en ligne, mais le public commence à appréhender toute la commodité d’une bibliothèque numérique accessible dans le monde entier“, estime l’intéressé.

Comme le rappelle TheNextWeb, Deezer, dans l’optique d’une promotion à grande échelle de ses services, aurait sollicité le concours d’opérateurs mobiles et fournisseurs d’accès.

Premier concerné, Orange est récemment entré dans le capital de la société.


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