Demandware : un pari e-commerce à 2,8 milliards de dollars pour Salesforce

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Salesforce ajoute une corde e-commerce à son arc en s’offrant, pour 2,8 milliards de dollars, un spécialiste en la matière : l’américain Demandware.

Alors qu’il avait perdu plus de 20 % sur les douze derniers mois, le cours boursier de Demandware s’est subitement envolé ce mercredi à Wall Street : + 55,9 % en séance, à 74,81 dollars.

La conséquence directe d’une annonce faite dans le journée : le fournisseur américain de solutions e-commerce va passer dans le giron de Salesforce, pour plus de 2,8 milliards de dollars.

À 75 dollars par action, cela représente une prime de 56,3 % par rapport à la valeur du titre en clôture mardi 31 mai 2016, date du dépôt des documents* auprès de la SEC (Securities and Exchange Commission, gendarme des marchés financiers aux États-Unis).

Selon les analystes interrogés par Reuters, la « générosité » de l’offre suggère que d’autres acteurs se sont bousculés au portillon. En tête de liste, Adobe et Oracle.

L’opération sera financée intégralement en cash, éventuellement avec l’aide d’un prêt de 500 millions de dollars sur lequel s’est engagé Bank of America. Sous réserve d’approbation de la part des autorités compétentes, le deal sera bouclé d’ici au 31 juillet, c’est-à-dire la fin du 2e trimestre de l’exercice fiscal 2017 de Salesforce.

L’activité de Demandware devrait, sur cet exercice fiscal, dégager 100 à 120 millions de dollars de chiffre d’affaires, portant le CA global de Salesforce dans la fourchette de 8,16 à 8,2 milliards de dollars.

Fondé en 2004, Demandware a séduit, avec sa plate-forme cloud de création de sites e-commerce, des clients comme L’Oréal, Marks & Spencer… et Lacoste, qu’elle a accompagné dans le lancement de son activité e-commerce multicanale en Chine.

Lorsque la société soufflait sa dixième bougie, nous avions rencontré Laurent Peron, son directeur pour l’Europe du Sud (confer la vidéo ci-dessous), qui faisait le point sur le développement du marché.

Pour Salesforce, il s’agit surtout de monter en puissance face à des acteurs comme Oracle et SAP, dont le catalogue comprend déjà des solutions e-commerce.

* Dans la pratique, la fusion se fera avec Dynasty Acquisition Corp, une filiale à 100 % de Salesforce localisée dans le Delaware, État américain connu pour sa fiscalité avantageuse.

Crédit photo : Billion Photos – Shutterstock.com


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