Démarrage difficile pour Oreka

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L’offre d’accès Internet, communications téléphoniques comprises, d’Oreka est alléchante. Tellement même que le nombre de demandes a obligé le service a fermer pour quelques heures. Pourtant, les dirigeants d’Oreka avaient affirmé pouvoir supporter une très forte et très rapide montée en charge…

Annoncé mardi matin comme un événement, le lancement du premier fournisseur d’accès à Internet offrant 18 heures de communications gratuites (voir édition du 23 mai 2000) subit quelques ratés. Le lendemain du lancement, le site Web d’Oreka était fermé : “du fait du très grand nombre d’inscriptions”, nous a indiqué une personne du service d’assistance téléphonique. Vrai que le soir même, Oreka déclarait avoir déjà enregistré plus de 2 000 demandes. Prévoyant l’affluence, David Bitton, le Pdg d’Oreka, avait expliqué le système de liste d’attente mis en place. “Pour éviter les problèmes, nous ne prendrons pas plus de 3 000 inscriptions par jour, pour le mois de mai. Au delà, nous mettrons nos futurs abonnés sur une liste d’attente, le temps de canaliser le flux”, avait-il détaillé. Pour atteindre son objectif de 400 000 abonnés d’ici à la fin de l’année, le système se devait d’être solide. Un rapide calcul montre que cela correspond d’ailleurs a environ 2 100 inscriptions par jour. “Notre réseau est largement dimensionné et serait dès aujourd’hui capable d’absorber une tel nombre total d’abonnés”, avait-il même affirmé.

Seulement voilà, nos essais répétés de connexions se sont pour le moment révélés infructueux. Alors même que l’inscription était effectuée, il nous a donc été impossible de télécharger la barre de navigation/publicité mercredi soir sur un autre PC, du fait de l’inaccessibilité du site. On rappelle que cette barre est la condition sine qua non pour pouvoir profiter des communications téléphoniques gratuites. C’est elle qui affiche les bandeaux publicitaires. “Il faudra attendre demain matin” nous a-t-on demandé de patienter à la hotline. Soit. Ce matin du 25 mai donc, re-connexion. La barre se télécharge. On peut essayer de se connecter à l’aide du numéro de téléphone gratuit. Impossible. Le système ne répond pas. Un lecteur de Toulouse nous a d’ailleurs fait part du même souci. Une petite mise à jour a suffit. Toutefois, pour un système censé être largement dimensionné, on est un peu déçu.

“Le système n’est pas tombé en panne”, explique Jerôme Wagner, directeur du développement d’Oreka. “Nous avons nous mis la page d’accueil ‘en rideau’ vers 20 heures mercredi soir, car nous venions juste d’apprendre que le journal de France 2 allait faire un sujet sur nous”, continue-t-il. Et à ce moment là, Oreka avait déjà attiré 12 000 abonnés. Ce qui correspond donc a plus de 6 000 par jour. On est bien loin de la limite de 3 000 évoquée plus haut. “Vu la demande, nous ne voulions pas frustrer trop de monde”, commente Jérôme Wagner. “Nous n’avons donc pas tout de suite mis en place la liste d’attente. Du coup, le passage à la télé, et l’afflux qu’il allait certainement entraîner, pouvaient vraiment mettre à mal notre système base de données”. Oreka victime de son succès ?

Pour en savoir plus : Oreka


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