Depopass : une FinTech de plus dans le giron de BPCE

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Via sa filiale S-Money, le groupe BPCE prend le contrôle de la start-up Serenipay, à l’origine de Depopass, présenté comme une alternative digitale au chèque de banque.

Le groupe BPCE se signale à nouveau dans la FinTech.

Après avoir mis, en octobre dernier, la main sur LePotCommun.fr, sa filiale S-money, dédiée à l’innovation dans le domaine du paiement mobile et digital, a pris le contrôle de la start-up Serenipay, avec laquelle elle travaillait depuis 2015.

Cette acquisition s’assortit d’un partenariat avec le groupe CarBoard Media (exploitant de La Centrale), qui prend une participation minoritaire dans la jeune pousse, à hauteur de 15 % du capital.

S-money monte pour sa part à 65,2 %, le reste (19,8 %) échéant aux actionnaires historiques.

Adieu chèque de banque ?

À l’origine de Serenipay, trois associés : Romain Stutzmann (CEO, ancien de l’agence Web Studio Malcolm), Vincent Deumier (cofondateur des hôtels d’entreprises Volta et Club Astra) et Frédéric Ribau. Ce dernier a quitté l’aventure il y a quelques mois après avoir occupé la direction technique.

Officiellement constituée en juin 2015, la SAS a développé une solution baptisée Depopass. Présentée comme une alternative au chèque de banque, elle doit faciliter et sécuriser le paiement entre particuliers lors l’achat-vente de véhicules et de biens de valeur.

Pour réaliser une transaction, vendeur et acheteur ouvrent un compte sur la plate-forme. Leurs identités respectives sont contrôlées. L’acheteur procède alors au transfert de l’argent, en échange de quoi il reçoit un code de paiement qu’il peut envoyer au vendeur, lequel le vérifie alors auprès de Depopass (par SMS, sur le Web ou sur l’application mobile) pour valider le paiement.

L’intérêt de ce service de compte séquestre est de synchroniser la libération des fonds et le transfert de propriété, avec une garantie contre la fraude.

Le « réflexe digital » ?

Pour S-Money, qui revendique plus d’un million d’utilisateurs actifs et 150 000 millions d’euros de collecte annuelle sur ses différentes offres, il s’agit là d’un « nouveau mode de consommation dans un univers digital, mobile-first ».

L’objectif à terme est de faire de Depopass « le réflexe de tous les règlements entre particuliers ».

Dans l’absolu, le marché est déjà important sur les automobiles d’occasion : il s’en est vendu plus de 5 millions par an en France sur les dix dernières années, dont 65 % entre particuliers, avec un montant moyen de 7 325 euros (contre 19 097 pour le neuf, qui en est à environ 2 millions de voitures).

La manne n’est pas négligeable au regard des prix pratiqués à l’heure actuelle par Depopass. En échange du service et de l’assurance du virement des fonds, des frais de gestion sont prélevés à hauteur de 25 euros sur les transactions d’un montant inférieur à 5 000 euros. On monte jusqu’à 105 euros pour les paiement des plus de 45 000 euros (voir l’échelle des tarifs).

Crédit photo : SergioStudioRu – Shutterstock.com


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