Divertissement numérique : la réalité nuancée d’UltraViolet en France

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Le dispositif UltraViolet, qui consiste à associer aux films stockés sur support optique une copie digitalisée disponible dans un casier numérique, a fait 35 000 adeptes depuis son arrivée officielle en France le 30 septembre 2013.

Présenté comme “une nouvelle façon de visionner du contenu numérique”, le standard UltraViolet a fait peu d’adeptes depuis son arrivée en France il y a cinq mois : 35 000 utilisateurs au dernier pointage.

Imaginé et mis sur pied par cinq membres du Digital Entertainment Content Ecosystem (DECE) dont Sony, Universal et la Warner, ce dispositif consiste à associer aux films stockés sur support optique une copie digitalisée disponible dans un casier numérique. Tous les films achetés chez les éditeurs et distributeurs partenaires sont centralisés dans cet espace privé auquel 6 personnes peuvent accéder en même temps, depuis des smartphones, des tablettes et certains appareils certifiés.

Censé faciliter la transmission légale de contenus dématérialisés sans avoir à multiplier les téléchargements, UltraViolet exploite les DRM et s’inscrit de fait dans la lutte antipiratage. Sa carrière a débuté aux États-Unis fin 2011, sous l’impulsion des principaux studios de Hollywood. Plusieurs éditeurs ont alors commencé à intégrer des versions numériques de certains films en complément aux éditions DVD et/ou Blu-Ray, pour un tarif fixe de 19,99 dollars en qualité HD… et 12,99 dollars en SD. Le concept aurait depuis lors fait plus de 10 millions d’adeptes outre-Atlantique (pour 17 millions dans le monde).

Il aura fallu près de deux ans pour que l’offre s’exporte en France, marché test où la location digitale est encore très rarement suivie d’un achat définitif. Pour le démarrage, seuls Universal Pictures, Sony Pictures et Warner Bros. Entertainment étaient dans la boucle. En trois mois, ils ont lancé une vingtaine de titres au format UltraViolet. Twentieth Century Fox les rejoint aujourd’hui avec les films Players, Turbo, Cartel et Sur la Terre des Dinosaures.

La stratégie diffère selon les éditeurs : certains mettent l’accent sur le 100% dématérialisé ; d’autres conservent la dimension du support physique, que ce soit via les DVD ou les Blu-Ray. Mais ils sont encore peu nombreux à communiquer réellement. La campagne publicitaire transversale menée dans les médias français est d’ailleurs passée relativement inaperçue, au même titre que l’implantation, dans les points de vente agréés, de bornes de téléchargement.

Autre problématique : l’interopérabilité. Seule l’application Flixster – dont Warner Bros. est propriétaire – est compatible avec le format UltraViolet sur les terminaux mobiles. En outre, les grandes surfaces et détaillants de produits électroniques commencent tout juste à être équipés en appareils conformes au standard (platines Blu-Ray, Smart TV…)

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Crédit photo : anaken2012 – Shutterstock.com


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