Données perdues sur le cloud Meraki : Cisco s’en remet au cache

CloudSécurité
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Cisco estime qu’une partie des données supprimées jeudi dernier après une erreur de configuration sur Meraki pourraient être récupérées via le cache.

Toujours pas de trace des données disparues, mais une lueur d’espoir grâce au système de cache.

Ainsi se résume la situation actuelle pour les entreprises touchées par l’erreur de configuration dont Cisco a fait état vendredi dernier sur son cloud Meraki, dédié à la gestion des réseaux d’entreprise et issu de l’acquisition de la société éponyme (1,2 milliard de dollars en 2012).

Une page d’assistance avait été ouverte le 4 août. Elle a, depuis lors, fait l’objet de quatre révisions. La dernière, datée de ce lundi, précise les éléments concernés par le dysfonctionnement, dû à l’application d’un paramétrage erroné au service de stockage objet en Amérique du Nord.

En tête de liste, le tableau de bord. Certains clients auront probablement à y réintégrer leurs plans d’immeubles, leurs thèmes personnalisés ou encore leurs logos de marque s’ils avaient été ajoutés avant le 3 août à 11 h 20 (heure du Pacifique, soit UTC-8).

Même repère temporel pour la brique de gestion de la téléphonie, également affectée, au niveau des photos associées aux contacts, des musiques d’attente ou encore du message d’accueil sur le répondeur.

Vous avec du backup ?

Cisco ne précise pas combien des 140 000 clients que compterait Meraki sont affectés – ceux qui sont dans ce cas verront apparaître une notification sur leur tableau de bord.

La firme se contente d’assurer que ses équipes travaillent à la récupération de données, à l’appui du système de cache. Et qu’elles développent un outil qui permettra le téléversement automatique des ressources dont les clients avaient conservé une sauvegarde. Une mise à jour est prévue « pour mercredi soir au plus tard ».

Cet épisode fait écho à un incident d’une tout autre ampleur dont Amazon a été victime au mois de février.

L’équipe de la branche cloud Amazon Web Services examinait un souci de ralentissement du sous-système de facturation associé au service de stockage S3.

Dans ce cadre, un employé avait exécuté une commande destinée à déconnecter provisoirement un petit nombre de serveurs rattachés à ce sous-système. Mais il avait supprimé plus de capacité que prévu, à cause d’une faute de frappe.

De nombreux sites Web avaient connu des perturbations. Il avait fallu trois jours pour que la situation rentre dans l’ordre.


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