Données personnelles : Microsoft fortement sollicité par la justice

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Dans le sillage de Facebook, Yahoo et LinkedIn, Microsoft fait la lumière sur la teneur de ses relations avec les États qui cherchent à s’approprier, dans le cadre d’enquêtes judiciaires, des données d’utilisateurs.

Pour faire suite aux révélations autour du programme de cyber-surveillance PRISM, Microsoft a publié un rapport de ‘transparence’ dans lequel sont synthétisées les requêtes émises par des autorités judiciaires désirant accéder aux données personnelles d’internautes.

Le premier éditeur mondial annonce avoir reçu, entre le 1er janvier et le 30 juin 2013, 37 196 demandes – dont 7992 aux États-Unis – touchant 66 539 comptes.

79% de ces sollicitations ont été traitées – intégralement ou partiellement – par la divulgation de données numériques parmi lesquelles des informations de contact, des photos ou encore des documents personnels.

Dans 77% des cas, seules des informations de base ont été révélées, typiquement des noms, des adresses et des renseignements concernant le type de souscription aux services de Microsoft.

Si 21% des demandes n’ont pas abouti, des éléments sensibles ont filtré dans 2,19% des cas, soit environ 815 demandes, comme le note Silicon.fr.

En résumé, environ 80 personnes résidant hors des États-Unis auraient vu leurs informations personnelles dévoilées dans le cadre d’investigations menées pour fraudes, assassinats, disparitions d’enfants ou encore suicides.

Les indicateurs sont stables par rapport à l’an passé, mais les chiffres ne sont qu’à demi révélateurs : Microsoft exclut en effet les demandes formulées par des organismes de renseignement américains…

… Notamment la puissante Agence de sécurité nationale (NSA), dont les pratiques d’espionnage électronique via le programme PRISM ne sont pas assimilables à des procédures judiciaires.

Aussi, certaines informations relevant du secret, notamment les requêtes relatives à la protection du territoire et la nature exacte des données communiquées, ne figurent pas dans ce compte rendu.

Et pour cause : les groupes high-tech sont contraints au silence en la matière, comme l’avait déjà expliqué Marissa Mayer – la patronne de Yahoo – à l’heure de rendre un même rapport de ‘transparence’.

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Crédit illustration : Jirsak – Shutterstock.com


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