Dossier stockage (volet 1) : stockage, archivage, sauvegarde, cette valse à trois temps

Cloud

C’est la confusion des genres dans ce type de services. Vnunet.fr vous
propose d’avoir les idées claires sur le sujet.

Stockage, sauvegarde, archivage : une valse à trois temps

Trop souvent encore les entreprises pensent que le stockage des données et leur sauvegarde sont une seule et même chose et que sauvegarde et archivage sont bonnet blanc et blanc bonnet.

Il existe pourtant une différence de taille entre le stockage des données sur le disque dur de micro ou du serveur pour une cotation quotidienne et immédiate, la sauvegarde de celles-ci sur une baie de disques RAID ou un filer NAS pour pouvoir les restaurer en cas d’incident, et enfin leur archivage à des fins de conservation réglementaire sur une bande magnétique, un support optique, voir un disque dur non réinscriptible.

Ce sont ces trois phases, bien distinctes et néanmoins complémentaires d’une solution globale de stockage qui seront examinées ici.

Le stockage des données de l’entreprise répond à trois besoins principaux qui bien souvent se chevauchent :

  • Il convient en premier lieu de conserver les données dans un site sûr, ceci afin de pouvoir répondre à toute contrainte légale ou conventionnelle demander la restauration à l’identique des données comptables et contractuelles. Ceci ne concerne généralement pas toutes les données de traitement internes, mais les données relationnelles avec la clientèle et les fournisseurs, et les données de facturation. Dans ce cadre, on parle plus volontiers d’archivage des données (cf. infra),
  • Il convient ensuite de pouvoir disposer à tout moment des informations requises en rendant l’information disponible (soit en l’extrayant d’une base de données, d’un serveur partagé, soit en la restaurant depuis une bande magnétique, un disque optique, etc., le temps d’accès aux données étant ici un facteur vital ainsi que la volumétrie dont dispose à la fois le système et l’utilisateur),
  • Enfin, il faut pouvoir réutiliser l’information soit en la sauvegardant sur le serveur pour la partager et permettre son traitement par plusieurs individus ou services, soit en la sauvegardant en local (ce qui est notamment le cas de façon transitoire pour les nomades de l’entreprise, ceci impliquant obligatoirement une synchronisation desdites données avec celles conservées sur le serveur de l’entreprise et donc une mise en cohérence de celles-ci)

Au vu de ce qui précède, on aura compris que le choix de la méthode de stockage met en jeu plusieurs critères. Parmi les plus importants, citons :

  • la fréquence d’utilisation de l’information (plus une information est accédée fréquemment, plus son accès devra être rapide);
  • la criticité de celle-ci (elle jouera notamment sur le choix des supports utilisés pour conserver les données, la robustesse de ceux-ci croissant avec l’importance des données) ;
  • la pérennité de l’information (certaines informations sont jetables, d’autres, comme les devis, les contrats, les avenants, les factures, les courriers modifiant la relation client ou explicitant un incident, doivent à tout prix être conservés, mais aussi archivés sans possibilité de modification ultérieure si on veut pouvoir leur donner force probante en cas de litige) ;
  • la confidentialité de l’information, celle-ci pouvant être crypée ou non, assortie d’une signature électronique, etc. ;
  • le volume d’information à stocker. Celui-ci a la fâcheuse tendance à croître considérablement d’une année sur l’autre à telle enseigne que l’on parle souvent de doublement de cette volumétrie d’une année sur l’autre. Or, parmi cette masse d’informations, tout n’a pas la même valeur, de même que certaines données s’avèrent redondantes. Il faut donc penser à gérer la volumétrie en termes de croissance et de cycle vie de l’information ;
  • le temps alloué au processus de stockage. Curieusement, au fur et à mesure de la croissance de la volumétrie des données, le temps nécessaire pour les sauvegarder (ce qu’on a coutume d’appeler une fenêtre de sauvegarde) a, quant à lui, tendance à jouer les peaux de chagrin. La faute à la disponibilité de plue en plus importante des systèmes, lesquels ne peuvent plus se voir fonctionner en mode dégradé (ne parlons même pas d’interruption). Raison pour laquelle on doit désormais stocker vite, sauvegarder rapidement et archiver de même ;
  • et bien sûr, son coût. Si le prix du Mo est en moyenne divisé par deux tous les trois ans, la volumétrie aidant, il faut acheter de plus en plus de baies de stockage, de systèmes dédiés, de logiciels pour gérer et administrés tout ceci.

Le mot d’ordre des techniques de stockage est donc simple, même s’il n’est pas forcément toujours simple à mettre en oeuvre : plus de capacité, plus de rapidité, plus de fiabilité, et moins d’investissement. Ceci explique pourquoi les types de support utilisés varient grandement selon l’usage et la profondeur de la bourse des entreprises.

Les mille et une facettes de la sauvegarde

L’objectif est ici de stocker une grande quantité d’information. Le stockage dit primaire est représenté par les disques durs, ou plus exactement par les baies de disques durs ainsi que pour certains serveurs dédiés au stockage de données, les NAS et les SAN.

Lorsque l’on parle de stockage des données de l’entreprise, trois approches d’implantation des périphériques de stockage sont possibles. Chacune a ses avantages, mais aussi ses inconvénients.

Une brève exploration de celles-ci pour effectuer ses choix en toute connaissance de cause?