Dossier stockage (volet 8) : Quelques conseils pour bien choisir son logiciel de stockage

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Sept étapes à suivre pour ne pas se tromper.

  1. Ne pas prendre un “produit exotique”. Autrement dit, même s’il existe sur le marché de très bons logiciels libres, il convient de prendre un produit réputé dont l’évolution et la maintenance soient assurées. Qui plus est, les possibilités d’interopérabilité de cette solution avec d’autres produits au travers des standards définis par la SNIA apporteront un plus indéniable dans le choix du progiciel.
  2. Choisir un logiciel modulaire plutôt qu’une solution tout en un. Tout dépend bien évidemment de l’évolution que l’on veut donner à sa solution de stockage. Mais, pour mieux pérenniser son investissement, il est généralement préférable d’acheter chez le même éditeur les modules absolument nécessaires que l’on désire mettre en place dans un premier temps (généralement sauvegarde restauration, reprise d’activité après sinistre) et que l’on complétera au fur et à mesure de ses besoins en acquérant les modules complémentaires (gestion du cycle de vie de la donnée, logiciel d’archivage, logiciel spécialisé d’archivage des e-mails, etc.).
  3. Faire attention à la lisibilité du produit. Bien trop souvent encore, les directions informatiques se font bluffer par une kyrielle de fonctionnalités toutes plus sophistiquées les unes que les autres, mais dont la lisibilité une fois le produit en exploitation n’est pas forcément évidente. C’est pourquoi il est préférable de toujours tester la solution proposée par l’éditeur et notamment de prêter une attention toute particulière à la formulation des tableaux de bord proposés par le logiciel. Si ceux-ci ressemblent par trois des feuilles Excel, une formation importante sera indispensable pour en saisir toutes les subtilités, tandis qu’une interface plus graphique permettra une équipe plus néophyte de gérer plus rapidement les fonctionnalités de base du produit.
  4. Évaluer le coût réel du produit. Le coût d’acquisition du logiciel n’est que la partie émergée de l’iceberg. Le coût réel de possession du logiciel doit inclure obligatoirement la maintenance, le prix des mises à jour et des changements de version sur deux ans, sans oublier les coûts de formation pour maîtriser le produit aussi bien au niveau expert (administration) au niveau utilisateur courant.
  5. Vérifiez l’intégration du progiciel de stockage au système d’information de l’entreprise. Trop souvent négligées par les départements informatiques, les incompatibilités entre le logiciel de stockage archivage et certaines applications utilisées par l’entreprise sont pourtant à mettre en exergue immédiatement, car dans ce domaine le remède est souvent pire que le mal. Ce listage des exceptions permettra notamment d’éliminer certains candidats, par ailleurs fort alléchants, mais dont l’implantation bousculerait la cohérence du système d’information.
  6. Toujours raisonner en termes de compatibilité amont. On ne change pas brutalement de solution de stockage, encore moins de solution de reprise d’activité. Ce n’est qu’après avoir vérifié la possibilité de reprendre toutes les règles définies sur le précédent logiciel que l’on pourra procéder au test du produit.
  7. Toujours mettre en place un pilote. S’agissant de solutions impactant fortement le patrimoine immatériel de l’entreprise, il ne saurait être question d’implanter en direct de remplacer d’un coup une solution préexistante. Il est absolument nécessaire de disposer contractuellement d’une période d’essai suffisante pour tester le progiciel sur un échantillon représentatif des données de l’entreprise. C’est d’ailleurs à cette occasion que l’on pourra constater l’ergonomie du produit, la fréquence des recours aux services d’assistance de l’éditeur étant le principal facteur pour éliminer les produits byzantins.

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