Dreamcast : Sega veut détrôner Sony

Mobilité

Sega riposte à la Playstation de Sony en lançant la Dreamcast, une console de jeux 128 bits. Malgré ses performances étonnantes, la partie n’est pas gagnée.

Un processeur central à 200 MHz, une puce graphique capable d’afficher 3 millions de polygones par seconde, un processeur Risc Yamaha pour les effets sonores… , le portrait robot de la Dreamcast a des allures de machine de rêve. Il faut dire que Sega mise beaucoup sur sa nouvelle console. Le précédent modèle vendu par le constructeur, la Saturn, a été mis KO par la Playstation de Sony. Cette dernière s’est accaparée 70% du marché japonais sur la première moitié de cette année tandis que la Saturn réalisait 9% des ventes juste devant la Nintendo 64 à 5%. Le succès de la Playstation a été tellement important et inattendu que Sega a enregistré ses premières pertes à la fin de l’année dernière. Aujourd’hui, avec la Dreamcast, elle fait le pari de la puissance.

Son processeur central est une version optimisée pour le jeu vidéo et en particulier la 3D du processeur Risc Hitachi SH4. Cadencé à 200 MHz, il peut exécuter 360 millions d’instructions par seconde. Selon Sega, il est quatre fois plus rapide qu’un Pentium II en calcul flottant. Le moteur graphique conçu par Nec s’appuie quant à lui sur le processeur PowerVR pour générer des animations 3D très fluides et très réalistes. La machine dispose par ailleurs d’un processeur sonore Risc 32 bits développé spécialement par Yamaha. Elle est livrée avec 16 Mo de SDRam extensible à 64 Mo et un lecteur de CD-Rom haute densité 12x.

Pourtant, malgré ces caractéristiques impressionnantes, les analystes pensent que le succès de la Dreamcast dépendra surtout du catalogue de jeux associés. Aujourd’hui 5 titres sont disponibles et 19 devraient sortir d’ici avril. Dans ce registre, la console a un allié de poids, à savoir Microsoft qui a fourni une version optimisée pour le jeu de Windows CE. Les programmeurs peuvent donc utiliser Direct X et les outils de développement associés.

Avec la Dreamcast, Sega a pris une longueur d’avance indéniable sur le plan technologique. Toutefois, le défi n’est pas si facile à relever qu’il y paraît. Le fabricant rencontre des problèmes de production avec sa puce graphique. Il ne devrait pouvoir fabriquer que 500000 consoles d’ici la fin de l’année soit la moitié de ce qu’il comptait vendre à N|el au Japon. Qu’importe, selon les analystes, l’instant de vérité aura lieu l’automne prochain, période à laquelle la Dreamcast débarquera en Amérique du nord et en Europe.

Pour en savoir plus : http://www.sega-europe.com.


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