Drone Aquila de Facebook : le plus dur, c’est l’atterrissage

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Le premier vol du drone expérimental Aquila de Facebook s’est soldé par un accident à l’atterrissage, selon l’agence américaine en charge des enquêtes sur les accidents d’avion.

Cet été, Facebook relatait le premier vol de test de son drone expérimental Aquila.

Cette première sortie, entreprise le 28 juin, avait été qualifiée de succès. La durée du vol du drone ayant même été étendue de 32 minutes à 96 minutes dans l’objectif de recueillir plus de données à analyser.

Mais l’expérimentation à proximité de Yuma (Arizona) s’est révélée un peu plus compliquée à la fin. Le drone a été victime d’un « accident » lors de la phase d’atterrissage.

C’est le conseil national de la sécurité des transports (NTSB, National Transportation Safety Board) qui a dévoilé l’information. Suite à son investigation, elle évoque une « défaillance structurale » lors de son retour au sol.

S’il n’y a eu aucun blessé dans l’accident, l’agence fédérale doit encore livrer les détails de son enquête ainsi que les causes et l’ampleur de l’accident.

Le drone géant en question pèse 408 kg et dispose d’une envergure de 47,50 mètres, soit la même que celle d’un gros porteur de type Boeing 767. Ce qui lui offre la voilure nécessaire en panneaux solaires pour alimenter ses quatre moteurs électriques et disposer d’une autonomie de vol présumée de trois mois.

Dans sa contribution blog initiale du 21 juillet, Facebook avait signalé un problème technique du premier vol d’essai d’Aquila sans entrer dans les détails : « Nous analysons encore les résultats du test prolongé, y compris un échec structural que nous avons rencontré juste avant l’atterrissage. »

Des milliard de personnes connectées dans la prochaine décennie

Aquila (« aigle » en latin) est un drone développé par Facebook pour concrétiser l’initiative Internet.org : fournir un accès Internet  dans les zones reculées dans le monde entier. Selon le groupe de Marc Zuckerberg, 10% de la population mondiale est située dans des régions dépourvues d’infrastructures ad hoc.

Malgré l’anomalie survenue à l’atterrissage, Mark Zuckerberg semble accorder une très grande confiance au projet de fourniture d’accès Internet par drones.

En témoigne sa déclaration faite le 20 novembre à l’occasion du sommet Asia-Pacific Economic Cooperation (APEC) qui s’est tenu au Pérou : « Si nous faisons les bons investissements maintenant, nous pouvons connecter des milliards de personnes dans la prochaine décennie et ouvrir la voie pour que notre génération fasse de grandes choses. »

Il est encore prématuré pour savoir si cet accident peut ralentir le programme Internet.org qui a déjà subi un revers avec la désintégration d’un satellite Facebook destiné à couvrir le continent africain dans l’explosion de la fusée SpaceX le 1er septembre dernier.

Facebook n’est pas le seul acteur de la sphère IT à s’intéresser aux drones pour déployer Internet dans les zones reculées.

Google a acquis Titan Aerospace en avril 2014 dans ce sens. Mais, le 1er mai 2015, la firme de Mountain View a aussi été confrontée au crash de son drone Solara 50 au Nouveau-Mexique.

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(Crédit photo : @Facebook)


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