Du rififi dans les services informatiques

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Le Club informatique des grandes entreprises françaises (Cigref) prévient les sociétés de services: aucune augmentation de tarif ne sera tolérée en raison du passage aux 35 heures.

Il ne fait pas bon être responsable d’entreprise de services informatiques en cette fin d’année. Il y a déjà le grand bogue à affronter dans deux semaines. La pression est montée d’un cran avec l’appel à la grève lancé par la CGC. Le syndicat invite les informaticiens à se mettre en grève le soir du 31 décembre prochain dans les entreprises qui n’ont pas signé d’accord sur la réduction du temps de travail. Histoire de compliquer un peu plus la situation, les 100 plus grandes entreprises françaises se jettent dans la bataille. Cette réaction tardive, à deux semaines de la date d’entrée en vigueur des 35 heures, vise à faire pression sur les entreprises informatiques qui pourraient être tentées de lâcher du lest sur les 35 heures pour éviter un conflit le soir du passage à l’an 2000.

Le communiqué est sans appel: “Le Cigref exprime, au nom de ses membres -les quelques 100 premières entreprises françaises de tous les secteurs d’activité- une position très claire vis-à-vis de ces prestataires: Augmentation zéro. Autrement dit, l’impact des 35 heures ne doit se traduire par aucune révision à la hausse des tarifs des prestations en question.

Le communiqué du Cigref détaille ensuite les points clés qu’il défend. Les grandes entreprises françaises ne tolèreront ni hausse du prix annuel des prestations, ni augmentation du nombres d’heures supplémentaires, ni modification des indices de référence des contrats d’assistance technique. Le Cigref souligne par avance qu’il n’acceptera pas que le gel des tarifs se fasse au détriment de la qualité des prestations ou entraîne le “remplacement à tarif équivalent de personnels de prestataires par d’autres moins qualifiés.” Certains y auraient-ils donc pensé?


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