E-marketing : Zanox édite un code de bonne conduite pour ses affiliés

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Le leader allemand du marketing en ligne a résumé en une vingtaine de pages les bonnes manières qu’il souhaite voir appliquer dans son réseau.

Il y avait le politiquement correct, l’écologiquement correct, voici le Zanox correct ! Zanox, spécialiste du marketing en ligne (marketing  d’affiliation,    campagnes publicitaires, marketing viral, e-mailing, fidélisation clients, etc.), vient d’éditer “une charte internationale destinée à ses annonceurs, éditeurs et prestataires de services à travers le monde”.

En clair, il s’agit d’un code de bonne conduite de 22 pages pour ses centaines de milliers d’affiliés qui gèrent le quelque million de sites à travers le monde sur lesquels sont affichées les publicités de ses 2000 clients (La Redoute, Promovacances, Orange Mobile, Cetelem, pour ne donner que des exemples français).

Avec 160 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2007 et 340 personnes, Zanox est un des leaders du marché du marketing en ligne aux côtés de TradeDoubler et d’Affilinet. “Contrairement à ce que l’on pourrait croire, nous ne sommes pas en concurrence directe avec Google”, estime Cyril Toulet, directeur général de Zanox France (il avait créé la plate-forme d’affiliation First-Coffee, qui a été rachetée en 2005 par Zanox). “Chez nous l’essentiel du travail de placement de publicité est réalisé par des hommes et non par des robots. Et nous ne facturons pas au clic, mais au chiffre d’affaires généré chez nos clients marchands.”

Créé en 2000 en Allemagne, Zanox appartient depuis l’été 2007, pour 60% au grand groupe de presse allemand Axel Springer et pour 40% à PubliGroupe, un spécialiste suisse du marketing direct. Il est présent dans neuf pays européens, aux Etats-Unis et en Chine.

Tenir compte des évolutions techniques

Pourquoi ce code de conduite maintenant ? “Pas parce que nous avons constaté une hausse des problèmes, mais parce que nous devions tenir compte des évolutions techniques survenues dans notre métier“, répond Cyril Toulet. “Il y a cinq ans, il n’y avait que trois dispositifs pour lesquels les affiliés devaient demander l’autorisation des annonceurs. Aujourd’hui, ce nombre est passé à une vingtaine : par exemple, les clics de validation, les sites under ou les affiliés keyworders, etc.”

Les annonceurs peuvent également choisir parmi une liste d’une trentaine de types de sites, mise au point par l’Icra (un organisme qui dépend d’une association anglaise spécialisée dans la protection des enfants sur Internet, le Family Online Safety Institute) ceux sur lesquels ils ne souhaitent pas voir afficher leurs messages publicitaires : chat, nudité et contenu sexuel “poitrines de femme”, nudité et contenu sexuel “baisers passionnés”, nudité et contenu sexuel “appareil génital féminin”, armes mises en valeur de façon positive, alcool mis en valeur de façon positive, tabac mis en valeur de façon positive, etc.

Des sanctions en cas de fraude

De plus, le code rappelle qu’il faut, bien sûr, respecter la législation en vigueur, en particulier sur la protection de la vie privée, dans les pays où se déroule le programme d’affiliation.

Enfin, les affiliés sont prévenus que Zanox possède une équipe interne, le Zanox Network Watch, chargée de surveiller que le code de bonne conduite est respecté. “Et en cas de fraude détectée, l’affilié peut faire l’objet d’une sanction”, rappelle Cyril Toulet. “Cela va d’une simple demande d’éclaircissement sous 14 jours, à l’exclusion du réseau avec annulation des gains, voire jusqu’à des poursuites judiciaires.”  Un cas typique d’exclusion : la fraude au clic. “Et nous remboursons les commissions indûment versées au client victime de cette pratique”, promet Cyril Toulet.

Au final, les responsables de Zanox, décidément très politiquement corrects, espèrent ainsi montrer à leurs clients “qu’ils attachent beaucoup d’importance à la qualité du trafic qu’ils génèrent pour leur compte”.


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