Ebuzzing veut acquérir une e-réputation avec le buzz des marques

Marketing

L’ex-Wikio Group prend un tournant orienté exploitation du buzz pour le compte des marques. Il ouvre un Social Labs pour explorer la distribution des contenus en mode 2.0.

Comment est assurée la distribution des contenus sur Internet ? Quel est l’impact du buzz généré via Facebook et Twitter ?

Le groupe Ebuzzing (ex-Wikio Group) lance le Social Labs pour tenter de “décrypter les médias sociaux”.

En fait, il s’agit d’un pôle R&D d’une soixantaine d’ingénieurs (statistiques, sémantiques, mathématiques…) qui va scanner, identifier et analyser tout ce qui se dit sur le Web 2.0 en cinq langues.

Le Social Labs reprend le travail déjà effectué par sur l’ancien portail Wikio d’agrégation de contenus d’actualité pour le transformer en un outil plus décisionnel sur l’impact des médias sociaux.

Ebuzzing indexe et analyse plus de 2 millions de sources publiées sur les médias sociaux (blogs, Facebook, Twitter…).

Ainsi, le labo prendra en compte 300 000 contributions blogs par jour qui sont publiées en Europe et “recommandées au moins une fois”.

“Un contenu non partagé n’existe pas”, tranche Frédéric Montagnon, Directeur de la stratégie. Mais cela en retire une proportion non négligeable sur le World Wide Web…

Des outils de reporting (lié au rachat de Neotia en avril 2010) ont été intégrés dans le tableau de bord du Social Labs.

“Nous pouvons aussi mesurer la tonalité du buzz (bon buzz, mauvais buzz) et ré-orienter sa direction”, considère Frédéric Montagnon, à l’origine de la plate-forme de blogs Overblog (qui reste une propriété d’Ebuzzing).

Objectif final : accompagner les marques dans l’identification des “communautés réceptives” et les aider à pousser du contenu en affinité.

Le Social Labs est un outil gratuit qui s’appuie sur le classement des vidéos, des blogs, des news et des marques accompagnés d’outils de reporting destinés à repérer les ficelles utilisées qui ont favorisé la propagation virale.

Derrière le Social Labs, le groupe eBuzzing compte promouvoir ses prestations payantes : billets de blogs sponsorisés, recrutement de communautés (sur Facebook), distribution de contenus vidéo sur les réseaux 2.0 pour le compte des marques…

Même si les relations commerciales sont indirectes avec les marques.

Les principaux interlocuteurs d’Ebuzzing sont les agences médias (les plus grandes disposant de départements de marketing numérique).

Fort d’un effectif de 200 personnes, le groupe a le vent en poupe et veut tourner la page de l’ère Wikio qui devait à l’origine jouer dans la cour de Google News.

Dans le courant de l’été, eBuzzing a annoncé une levée de fonds importante pour le Net français : 25 millions de dollars. Avec l’ambition de devenir le spécialiste européen des médias sociaux.

Présent dans cinq pays (France, Italie, Espagne, Allemagne et Royaume-Uni), il viserait le marché néerlandais.

La société revendique une base globale de 2000 clients.

Le groupe Ebuzzing compte afficher un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros sur 2011 (10,2 millions l’an passé).

“En 2012, on doublera le CA”, évoque Frédéric Montagnon plutôt optimiste.

“On est rentable si on garde le périmètre actuel d’activité mais nous consommons du cash avec l’ouverture de nouveaux pays.”


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