Dès 2011, tous les livres scolaires devraient être numérisés et exister en deux versions : papier et électronique, pour ainsi être capable d’élaborer une véritable bibliothèque numérique de manuels pédagogiques.
Un plan numérique évalué à un milliard d’euros
La mise ne place d’un tel plan ambitieux dans les établissements passe par une formation indispensable des élèves, des enseignements et des personnels scolaires.
Jean-Michel Fourgous souhaite ainsi que, d’ici la fin 2010, soient formés 6 000 ambassadeurs du numérique qui devront accompagner la transition vers le numérique au sein des établissements scolaires.
Le député voudrait aussi que le TVA à 5,5% s’applique également aux équipements destinés au « numérique pédagogique ».
Mais la mise en place de ce plan numérique pour les écoles risque de coûter cher. L’instauration de l’ensemble des recommandations formulées par Jean-Michel Fourgous coûterait au moins un milliard d’euros, qui pourrait être déboursé par l’Etat et les collectivités locales.
Luc Chatel esquisse déjà une piste de financement : piocher dans les fonds alloués par le grand emprunt national au numérique à la fin de l’année dernière, soit une enveloppe totale de 4,5 milliards d’euros.



















Derniers commentaires
4 Responses to Education : Luc Chatel veut faire entrer le numérique à l’école-
Le 16 février 2010 à 14:41 par ANDRE
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Le 16 février 2010 à 16:52 par flamby
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Le 17 février 2010 à 10:29 par Julien
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Le 27 février 2010 à 21:26 par Gilbert BAL
Coût énorme! Et difficile de prévoir si l’efficacité sera proportionnelle. Mais on peut essayer en effet. L’histoire de l’humanité est faite d’essais: taille de la pierre, fonte des métaux, vaccin contre la rage, bombe atomique, isolation par l’amiante… C’est le temps qui fait ensuite le tri.
C’est la suite du plan ENR qui va arriver pour l’ensemble des écoles.
Petit couac, ENR n’a vraiment tenu toutes ces promesses ! Certains ont choisis des solutions peu flexible qui vieilliront mal.
Dans 3 ans (2012) quand les garantis seront épuisés, qui remplacera tous cela ?
Je pense qu’il y aura de la perte ne permettant pas de suivre les ambitions affiché…
Je pense qu’il faut arrêter de se payer nos têtes…
Plutôt que de parler de « tout numérique & haut débit », qu’ils commencent donc par donner des salles informatiques dignes de ce nom, avec du matériel de moins de trois ans, un réseau qui marche correctement, et du personnel formé pour son entretient… Chose qui est très loin d’être effective dans tous les établissements !
Ensuite, ça sent l’approche des élections cette annonce. Ca fait plus de 4 ans que ce genre de projet est en test / déploiement dans plusieurs départements, dont celui du val de marne. Les établissements y ont déjà quelques tableaux « interactifs », et ce sont dans ces mêmes établissements que l’on y a testé les cartables électroniques. Bref, rien de nouveau, rien que du vent…
Et pour finir, je pense que plutôt que d’annoncer une ponction de 4.5Md sur les fonds du grand emprunt pour annoncer une révolution technique qui n’aura jamais lieu, il ferait mieux d’utiliser une partie de la somme pour conserver les 16000 emplois supprimés annuellement, qui s’avèreraient quand même bien plus efficaces d’un point de vue éducation, que des ordinateurs !
Monsieur le Député,
Je n’ai que survolé votre rapport. Pourquoi pas les TICE à l’école ? On peut trouver ce projet coûteux. Mais il est séduisant… Toutefois, si j’en crois mon expérience (j’ai analysé des milliers de stratégies enseignantes pendant des décennies sur trois continents), il faut absolument, avant toute nouvelle réforme scolaire, réunir les conditions de sa réussite. En l’occurrence ne jamais perdre vue les finalités de nos enseignements, identifier les racines du « mal scolaire » actuel, trouver de bonnes pistes pour y remédier et proscrire absolument les évaluations ou autres opérations « parachutées » par des personnes qui ignorent les réalités scolaires.
S’agissant des finalités de l’enseignement primaire, il convient de ne jamais perdre de vue trois axes : le développement des aptitudes des élèves, leur socialisation et leur instruction (acquisition de savoirs et savoir-faire).
Et en ce qui concerne les remédiations du mal scolaire, il convient, pour le moins :
1) de constituer des classes qui soient des groupes unis et non des troupeaux fourre-tout,
2) de ne jamais oublier la nécessité des révisions de début d’année scolaire, l’importance des activités scolaires qui conduisent les élèves vers les objectifs fixés par l’enseignant et le rôle des évaluations de fin d’apprentissage.
Si ces conditions ne sont pas remplies – aujourd’hui elles ne le sont pas toutes -, cette réforme ressemblera à une Rolls offerte à des personnes qui n’ont ni permis de conduire, ni argent pour payer le carburant. Et elle ne sera qu’un dispendieux coup d’épée dans l’eau.